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Commémoration du 48 eme anniversaire de la proclamation du FRONT DES FORCES SOCIALISTES

Posté par FFS le 22 septembre 2011


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FRONT DES FORCES SOCIALSITES 

INVITATION 

                La population est invité à participer aux activités de commémoration du  48 eme anniversaire de la proclamation du FRONT DES FORCES SOCIALISTES  qui se tiendront le mardi 27/09/2011. 

Programme 

v 09H00 : Rassemblement des militants et sympathisants du parti devant le siège de la section  d’Ait Yahia. 

v 10H00 : Recueillement et dépôt de gerbes de fleurs au monument communal à Ait Hichem 

v 10H30 : collation au siège de la section AIT YAHIA. 

v 11H30 : Recueillement et dépôt de gerbes de fleurs au monument communal  de AIN EL HAMMAM. 

v 14H00 : Conférence –débat  A LA SALLE DE CINEMA  DE  AIN EL HAMMAM animée par : 

- Mr  Ouramdane TEMZI  secrétaire national à la Solidarités et anciens 63. 

- Mr Farid BOUAZIZ 1er secrétaire federal de Tizi ouzou. 

Le FFS Vous invite à honorer de votre présence cette manifestation 

GLOIRE A NOS MARTYRS 

                       VIVE L’ALGERIE ET VIVE  LE FFS

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Posté par FFS le 22 septembre 2011


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FRONT DES FORCES SOCIALSITES 

INVITATION 

                La population est invité à participer aux activités de commémoration du  48 eme anniversaire de la proclamation du FRONT DES FORCES SOCIALISTES  qui se tiendront le mardi 27/09/2011. 

Programme 

v 09H00 : Rassemblement des militants et sympathisants du parti devant le siège de la section  d’Ait Yahia. 

v 10H00 : Recueillement et dépôt de gerbes de fleurs au monument communal à Ait Hichem 

v 10H30 : collation au siège de la section AIT YAHIA. 

v 11H30 : Recueillement et dépôt de gerbes de fleurs au monument communal  de AIN EL HAMMAM. 

v 14H00 : Conférence –débat  A LA SALLE DE CINEMA  DE  AIN EL HAMMAM animée par : 

- Mr  Ouramdane TEMZI  secrétaire national à la Solidarités et anciens 63. 

- Mr Farid BOUAZIZ 1er secrétaire federal de Tizi ouzou. 

Le FFS Vous invite à honorer de votre présence cette manifestation 

GLOIRE A NOS MARTYRS 

VIVE L’ALGERIE ET VIVE  LE FFS 

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MEETING POLITIQUE/ F F S/ AIN EL HAMMAM/TIZI OUZOU/ ALGERIE/23/AVRIL2011

Posté par FFS le 20 avril 2011

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FRONT DES FORCES SOCIALISTES 

APPEL 

PARTICIPEZ MASSIVEMENT 

AU 

MEETING POPULAIRE 

AIN-EL- HAMMAM

CENTRE VILLE 

SAMEDI 23 AVRIL 2011  A  14H30 

ANIME PAR LE PREMIER SECRETAIRE NATIONAL DU F.F.S  

MR KARIM TABBOU 

L’Algérie n’est pas un pays à part 

Les Algériens ne sont pas un peuple à part 

POUR UNE ALGERIE LIBRE ET HEUREUSE 

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Pourquoi sommes –nous là aujourd’hui ?

Posté par FFS le 3 avril 2011

Pourquoi sommes –nous là aujourd’hui ?
Pour toutes ces raisons, par ce que le monde bouge et qu’il serait dangereux pour nous, en tant qu’individus, en tant que société, en tant que peuple en tant que nation de rester étrangers ou impuissants face aux bouleversements en cours.
Le monde nouveau qui est en train de naitre peut se faire avec nous mais il peut aussi se faire sans nous et contre nous.
Nous devons peser de toutes nos forces, en tant que société, pour que le processus historique en cours soit une occasion pour le peuple algérien de renaitre à la liberté, à la démocratie et au progrès.
A la maison, dans les cafés, chez le coiffeur, les algériens sont branchés à longueur de journées et même de nuits sur les écrans des télévisions étrangères à observer le déroulement du changement dans le monde. C’est plus qu’un changement, c’est un processus de métamorphose.
Ce que nous voyons c’est d’un côté des sociétés qui se sont donné ou qui tentent de se donner les moyens de construire et de conduire le changement et de l’autre des pouvoirs qui s’effondrent sans laisser derrière eux ni Etat ni institutions capables de porter les transformations voulues par les peuples.
Plus grave encore, dans certains cas, ces régimes qui se suffisaient de maintenir l’ordre, quand ils s’effondrent ouvrent la voie au chaos et compromettent l’unité territoriale et nationale.

« in  Allocution du 1er secrétaire FFS ,KARIM TABBOU, lors du Meeting du FFS, tenu à la salle « Atlas » le 04 mars 2011

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ALGERIE/F.F.S/Hocine Ait Ahmed au Conseil national du FFS : Investir le terrain pour construire le changement pacifique

Posté par FFS le 3 avril 2011

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 Hocine Ait Ahmed au Conseil national du FFS : Investir le terrain pour construire le changement pacifique

Adresse de Hocine Ait Ahmed au Conseil national réuni en session ordinaire les 18 & 19 Mars 2011 au siège nationalChers amis, chers camarades,

Il y a des moments de l’Histoire que l’on regrette d’avoir eu à vivre, les dérives sanglantes des années 90 et 2000 font partie de ces moments douloureux.

Mais il y a des moments qui peuvent être formidables à vivre. Aujourd’hui, qui a commencé avec le Printemps de Tunis, fait partie de ces moments où les femmes et les hommes d’un pays sont appelés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Notre pays ne fait pas exception. Et comme je le souligne dans un texte que je compte rendre public dans les prochains jours, faire partie du mouvement de l’Histoire ne signifie pas copier mécaniquement ce qui se passe chez les voisins.

On ne peut faire l’Histoire en négligeant son histoire. Et notre histoire récente a montré les limites sanglantes des aventures que l’on engage la fleur au fusil et que l’on termine sur un champ de ruines.

Ce moment est un moment important.
Important pour la construction d’une alternative démocratique à l’échec autoritaire.
A cet effet, je ne soulignerais jamais assez, que le génie populaire algérien, inspiré, non par la peur comme veulent le faire croire certains, mais par la sagesse l’éternel esprit de résistance, saura inventer les voies et moyens d’un changement pacifique.
Ce fameux fighting spirit a illuminé le mouvement national et nous tient toujours debout.

Les vieux sages de chez nous ont toujours enseigné qu’il faut savoir résister à l’ennemi étranger autant qu’à l’adversaire local. Mais ils nous ont également mis en garde contre nous-mêmes : nos passions et nos emballements irraisonnés.

L’homme d’honneur est un homme qui ne s’engage pas à la légère et qui n’engage pas les siens à la légère.

C’est au prix de la maitrise de soi que l’on peut parvenir à la maitrise de son destin.
Et pour ceux qui ne l’ont pas compris, il faut lire ce qu’en disent Imusnawen que sont Mohammed Arkoun et Mouloud Mammeri dans leurs analyses de deux composantes essentielles de notre culture : l’amazighité et l’Islam.

Il semble qu’il faille rappeler à certains qu’il n’ya pas que des bandits d’honneur dans notre culture, mais il y a aussi des hommes de culture d’honneur, des hommes de religion d’honneur et des hommes politiques d’honneur.

Et il y a bien sur, aussi, les autres.

Ce moment est important et comme tel il nous force à nous dépasser.

Nous devons être capables de donner le meilleur de nous-mêmes, non dans des actes faussement héroïques et spectaculaires, mais dans la discipline que nous saurons nous imposer. Une discipline qui nous forcera à nous dépasser quotidiennement pour construire, construire, construire…

Là où certains voudraient que l’on participe à leur œuvre de destruction de ce bien, l’Algérie, dont l’Histoire et les générations futures témoigneront combien nous avons œuvré à la préservation.

Mais revenons à ce moment précis dont il est important de prendre la juste mesure.

Nous avons tous pu mesurer le respect que nos compatriotes autant que nos partenaires étrangers portent à notre parti.

Ce respect, nous avons le devoir de le faire fructifier en nous investissant dans la construction des institutions capables, à partir du parti, d’aller à la rencontre des Algériennes et des Algériens qui partagent nos valeurs de démocratie, de liberté et d’engagement citoyen.

J’ai à cet effet, et après discussion avec la direction du parti, chargé cette dernière de prendre un certain nombre de mesures allant dans le sens de la mise en place des outils qui ont pour double mission d’accélérer le processus d’ouverture sur la société et d’amorcer le processus d’évaluation.

Nous avons déterminé quatre chantiers à ouvrir en priorité :
Les jeunes,
les travailleurs,
les femmes
ainsi qu’une feuille de route d’étape de restructuration du parti.

J’attends de tous les militants et d’abord des membres du Conseil national de se concentrer sur l’essentiel. C’est ce qui doit nous réunir aujourd’hui.

Je souhaite plein succès à vos travaux.

Hocine Ait Ahmed

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ALGERIE/POLITIQUE/ F.F.S /Message de Hocine AIT AHMED aux Algériennes et aux Algériens/LE 22 MARS2011

Posté par FFS le 3 avril 2011

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Pour une alternative démocratique et pacifique

Message de Hocine AIT AHMED aux Algériennes et aux Algériens



Le droit d’avoir des droits.

Les révolutions en cours en Tunisie et en Egypte, la magnifique leçon de courage, d’organisation et de détermination populaire qu’elles ont donné à voir au monde entier nous interpellent directement.
Les développements dramatiques que connait la légitime demande populaire de changement démocratique en Lybie ont révélé au monde les pics de sauvagerie dont sont capables des dictateurs fous n’ayant de compte, à rendre à personne. Et surtout pas à leurs peuples.
La crise algérienne s’inscrit naturellement dans le cadre des crises en cours. Pour autant, il n’est pas question de céder à une quelconque « contagion démocratique » dans l’explication et le traitement de chaque situation nationale.
Deux « constantes » émergent pourtant de l’ensemble des révolutions en cours dans la région : D’une part l’existence de régimes prédateurs, impopulaires et inaptes à porter la demande de liberté et de dignité de leurs populations. Et d’autre part une forte réaffirmation, par les peuples, du droit d’avoir des droits.
Les algériens, qui se sont de longue date inscrits dans le combat pour la démocratie et le changement de régime, ont pour cela payé un prix très lourd.
Si les mobilisations populaires tunisiennes et égyptiennes nous rappellent dans leurs prémices le »printemps démocratique » (89-91), le scandaleux bain de sang déclenché par El Gueddafi rappelle quant à lui la furie éradicatrice des années 90 qui a déchainé – à l’intérieur et à l’extérieur des institutions- des algériens contre d’autres algériens durant toute une décennie.
C’est pour que l’Algérie n’ait plus jamais à payer un tel prix pour la maitrise de son destin, qu’il incombe aux algériens, dans la diversité de leurs convictions et de leurs appartenances, d’indiquer clairement la voie de la construction politique en alternative à la voie de la confusion et de la violence.
Il est plus que jamais temps de mettre à nu les pratiques de dépolitisation et de désarmement moral propagées par les tenants de la violence.
Trop pressés de substituer leur agenda à celui de la société, ils ont voulu profiter de quelques confusions médiatiques soigneusement entretenues pour semer encore une fois le trouble.
A chaque fois que cela sera nécessaire il faudra apporter les clarifications indispensables à une véritable construction politique nationale, démocratique, populaire et pacifique.
Il serait grave d’oublier le lourd tribut payé par les algériens depuis des décennies. Grave de considérer ces années de terreur et de folie comme une « simple erreur de parcours » sur laquelle il faut pudiquement tourner la page. Croire cela possible c’est insulter autant l’humanité de ce peuple que son sens politique.
C’est sur un socle d’amnésies successives que les régimes autoritaires post- coloniaux ont bâti, en Afrique et dans les pays arabes, des légitimités factices. C’est sur ces amnésies que des générations de cliques arrogantes et prédatrices se sont arrogé le droit de cracher un révisionnisme insultant à l’égard de nations bafouées.
Le révisionnisme ne consiste pas seulement à nier les luttes populaires d’hier, il consiste également à refuser aux peuples de leur reconnaitre, aujourd’hui, les qualités de maturité, d’unité, de solidarité et de lucidité dont ils ont su être capables hier.
A trop vite oublier que les peuples ont une mémoire, que cette mémoire structure leurs adhésions et leurs rejets, les régimes finissent par perdre tout lien avec leurs sociétés.
Tous les peuples ont soif de liberté.
Tous les peuples ont soif d’égalité, de justice et de dignité.
Tous les peuples mènent des combats et les paient horriblement cher avant de les voir aboutir.
Il ya plus d’un siècle que les algériens ont entrepris leur longue marche vers la liberté et la dignité dans leur acception politique moderne. (La marche est ici entendue dans son sens de mise en mouvement d’une société engagée en profondeur et non pas un bref footing en ville)
Le rajeunissement nécessaire des élites, les nouvelles formes que prennent leurs luttes, l’extension du champ de leurs revendications, qui secoue le vieux fonds classique des combats de leurs aînés, ne doit pas servir à l’odieux dessein de couper les générations en tranches jetables. Le combat pour l’indépendance nationale et le combat pour la démocratie sont indissociables. Ceux qui ont cru que l’une pouvait faire l’économie de l’autre ont fait la preuve de leur échec.
Cette marche sans cesse contrariée vers la liberté s’inscrit dans les combats des peuples du monde pour la conquête de leur souveraineté et de leurs droits. Elle ne relève ni d’une spécificité religieuse ni d’un particularisme régional.
Elle procède d’un élan démocratique pour l’auto détermination collective et individuelle.
D’abord dans le cadre des luttes de libération nationale. Ensuite contre des régimes despotiques et corrompus.
Les luttes anti- coloniales ont abouti à des libérations inachevées. La liberté conquise de haute lutte par les peuples ne s’est pas inscrite dans des Etats, des institutions et des textes capables de les mettre à l’abri des forces hostiles à l’émancipation des peuples, des sociétés et des individus.
C’est la part confisquée de démocratie, de liberté, de souveraineté, de citoyenneté, de justice et d’égalité devant la loi dans la construction d’un véritable Etat de droit qui a troublé les lendemains des indépendances.
Et c’est cette part de liberté confisquée qui revient périodiquement, portée par de nouvelles générations, pour affirmer, haut et fort, que sans liberté des individus et des peuples il n’ya ni indépendance ni souveraineté nationale, ni développement économique, politique et social.
Cinquante ans après la proclamation de l’indépendance nationale, nous voici face aux mêmes absences : Absence d’un Etat de droit, absence de vie politique, absence de constitution digne de ce nom, absence d’institutions légitimes capables de protéger le peuple autant que le pays des abus et d’assurer son droit à vivre dans la liberté et la dignité.
A peine l’indépendance proclamée par le peuple algérien et reconnue par la puissance coloniale ; un régime oppressif n’a ni tergiversé ni hésité avant de confisquer cette indépendance en enterrant les rêves démocratiques, les droits et la liberté.
On ne peut pour autant mettre sur un même plan la détresse et les souffrances des algériennes et des algériens dépouillés au lendemain d’une liberté chèrement acquise et les imposteurs qui ont confisqué leur droit à l’autodétermination.
Ceux qui ont crié sebaa snin barakat ! en 1962 avaient raison d’exprimer leur lassitude, leur trop plein de souffrance et de sang, leur rejet des divisions, leur crainte des guerres de factions.
Mais ils avaient politiquement tort.
Tort de croire que les divergences politiques de fond se règlent par des embrassades.
Tort de croire que les promesses d’unité et de fidélité aux principes de la révolution peuvent se suffire de discours.
Tort de croire qu’une constitution n’est qu’une formalité sans conséquence.
Tort de croire que l’indépendance d’une nation et la souveraineté d’un peuple peuvent se suffire d‘une page sanglante vite tournée.
Mais ils avaient raison mille fois raison d’affirmer haut et fort que ce peuple a trop payé de son sang !
Des décennies plus tard, il est non seulement impératif de rappeler que le sang des algériens n’a que trop coulé, mais il est aussi impératif de rappeler que c’est aux institutions politiques qu’il appartient de veiller à ce que le recours à la violence ne soit plus la seule option laissée aux algériens.
Cela s’appelle le droit d’avoir des droits. Et cela s’adresse à tous.
Ici, il faut souligner les convergences de vues qui existent entre ceux qui ont choisi la voie de l’exclusion, à l’intérieur comme à l’extérieur des institutions.

Ni Etat intégriste ni Etat policier.
Le malheur de l’Algérie n’aurait pas été si sanglant, ni son désarroi si profond, si le choix de l’exclusion et de la violence n’avait été le fait que du pouvoir. Il se trouve que des courants au sein de la société se sont construits exclusivement sur l’apologie de l’exclusion et de la violence. Quel que soit le lourd soupçon de manipulation par le pouvoir réel qui pèse sur ces courants, il n’en demeure pas moins qu’une clarification de leur part demeure indispensable pour signifier clairement un saut qualitatif dans la formulation du sacré en politique.
Ce qui est sacré, ce n’est plus seulement le sang déjà versé, c’est aussi la construction d’un système politique qui rende sacrée la préservation du sang des algériens. Et cela ne sera possible que dans le cadre d’un Etat de droit, construit précisément par les gens pour respecter et faire respecter le droit des gens.
Il serait léger de croire qu’il suffirait de dissoudre des institutions ou des partis pour que sortent de leurs décombres d’autres institutions et d’autres partis tous prêts pour un usage démocratique.
Tort surtout de croire que l’union est dans le reflux du politique au profit du fusionnel. Les unions sacrées et les faux consensus ne donnent que de fausses solutions).
A chaque moment-clé de notre histoire nous avons été mis en demeure de choisir entre les instruments du politique et les illusions politiques. A chaque fois nous avons dit non aux illusions et avons mis en avant les instruments du politique.
Un Etat de droit, des institutions fortes de leur légitimité, une justice indépendante, des contre – pouvoirs efficaces, une vie politique démocratique réglée par un contrat national, social et politique qui garantisse les libertés individuelles et collectives au même titre qu’il se porte garant de la justice sociale.
Le droit à la sécurité, au travail, au logement, à une scolarité de qualité, à une santé de qualité, à une justice de qualité, à un environnement de qualité, à une vie culturelle de qualité sont des questions qui intéressent tout le peuple.
Et par ce que ces questions intéressent tout le monde, elles mettent en jeux des intérêts contradictoires.

Comment gérer ces contradictions ?
La révolte d’octobre 88 a porté ces questions à travers l’irruption de la jeunesse dans la rue. Le pouvoir a riposté avec sa violence habituelle en semant la mort et en recourant à la torture.
Les réformes politiques et économiques initiées de l’intérieur du régime, combattues avec violence à l’intérieur et à l’extérieur du régime n’ont pas permis d’éviter la guerre.
20 ans de violences, d’errements sécuritaires, politiques et économiques ; preuve est faite, que le primat du droit peut seul permettre une gestion pacifique de conflits d’intérêts contradictoires.
Nous croyons, pour notre part, que les contradictions se gèrent par la construction d’un rapport de force politique, basé sur les discussions, la négociation pacifique, l’arbitrage, et non réductible par la manipulation, la ruse et la violence.
Nous sommes, aujourd’hui encore, loin d’avoir remporté la bataille de la construction démocratique de la Nation et de l’Etat Algériens. Mais nous n’avons jamais été aussi proches d’en voir les prémisses, portés par des pans entiers de la société. Pour accélérer ce processus, certaines vérités doivent être dîtes.
Ce n’est pas seulement la peur qui se dresse devant la conquête du droit d’avoir des droits.
Casser le mur de la peur, cela n’est pas nouveau :
C’est ce qu’ont fait tout au long de ces années de braise et de sang tous ceux qui se sont levés pour dénoncer la dictature autant que le terrorisme.
Oser clamer haut et fort, en 1992, Ni Etat policier, Ni Etat intégriste, les militants du FFS et tous ceux qui se sont retrouvés à leurs cotés l’ont fait ; c’était autrement plus courageux et lucide de le faire à cette époque que ça ne l’est aujourd’hui, que la jonction des deux options se sont réalisés dans le régime politique en vigueur. Ces deux options sont aujourd’hui discréditées auprès de l’ensemble de la société algérienne.
Casser le mur de la peur :
C’est ce qu’ont fait les familles de disparus depuis des années en bravant la répression et les interdits.
C’est ce qu’ont fait les avocats qui les ont soutenues et aidé à porter leur combat dans toutes les arènes nationales et internationales.
C’est ce qu’ont fait les familles de victimes du terrorisme.
C’est ce qu’ont fait les jeunes de Kabylie en 2001.
C’est ce qu’ont fait les jeunes de Ghardaïa
C’est ce qu’ont fait les jeunes d’Ouargla
C’est ce qu’ont fait les jeunes des Aurès
C’est ce qu’ont fait les jeunes de l’Oranie
C‘est ce qu’ont les jeunes de Constantine.
C’est ce qu’ont fait les femmes de Hassi Messaoud traquées et violentées qui ont osé défier la loi de l’omerta.
C’est ce qu’ont fait les syndicats autonomes qui ont osé construire des rapports de forces en faveur des travailleurs depuis des années.
C’est ce qu’ont fait certaines associations… Et tous ces quartiers d’Algérie rendus furieux par la l’exclusion et la hogra…Et ces bataillons de Harragas…
Et même si cela n’a pas fait tomber le régime cela à participé à mettre en évidence ses tares et ses faillites.

Pour l’autodétermination du peuple algérien.
Il manque pourtant à toutes ces résistances à l’injustice, à la violence et à l’oppression un ancrage social plus large.
Il leur manque l’aide et le soutien de médias libres et crédibles
Il leur manque de se voir et de savoir ce qui les lie et ce qui les sépare et comment ne pas tomber dans les pièges de la division, de la dispersion et de la diversion…
Mais pour autant il serait vain de se mentir et de ne pas voir que le mur de la peur a été remplacé et aggravé au plus profond de la société par un mur de lassitude et de dégoût devant la vénalité et la vassalité des fausses élites imposées à l’ombre de la terreur, de la mafia politico-financière, des élections truquées, des médias sous haute surveillance.
Certes, la proximité des révolutions tunisienne et égyptienne donne un coup d’accélérateur à l’Histoire.
Certes, le contexte international du 21ème siècle ne peut plus se suffire des dictatures impopulaires et corrompues du siècle précédent.
Certes, une époque s’achève avec ses références et ses outils de domination. Une autre est en train d’émerger avec de nouveaux acteurs, de nouvelles générations et de nouvelles méthodes de lutte.
Et, plus que jamais auparavant, la libre auto- détermination des peuples est partout à l’ordre du jour.
C’est pour l’empêcher que des solutions illusoires sont montrées par les mêmes vieilles officines qui ont fait le malheur de ce pays. Des solutions qui mettent de nouveau de côté la mobilisation de la société et son organisation pacifique.
Il est des circonstances de l’histoire où il suffit d’un bulletin de vote pour exprimer l’auto-détermination d’un peuple.
C’est le cas pour mettre un terme à une guerre d’indépendance. Mais pour mettre fin à une guerre de décomposition sociale, l’autodétermination du peuple s’exprime par une large mobilisation de toutes les composantes de la société à l’intérieur de tous les cadres qui sont à sa portée.
Du collectif de quartier au mouvement syndical, de l’association écologique au mouvement d’étudiants et du mouvement des femmes pour leurs droits à celui des lycéens, des chômeurs, de l’organisation autonome des cadres, des intellectuels, des universitaires à l’organisation sérieuse des entrepreneurs et de toutes les corporations.
Pour que la vie des partis politiques ne soit pas qu’une lutte perpétuelle pour le positionnement interne.
Pour que la vie politique nationale ne soit pas mise en hibernation entre deux élections.
Pour que les militants des partis politiques ne soient pas pris en otage par des appareils qui se compromettent à négocier des privilèges indus.
Et pour que le pays ne soit pas en permanence mis en demeure de choisir entre la peste de la guerre civile et le choléra de la dictature politique ou religieuse.
L’autodétermination du peuple doit pouvoir s’inscrire en chaque chose petite et grande de la cité.
Pour que la politique redevienne un acte non coupé de la pratique citoyenne effective. Pour que chaque algérien apporte et assume sa part dans la construction et la sauvegarde de son pays. Une part qui ne peut se résumer au soutien apporté à une équipe de foot- ball ou à un drapeau accroché à un balcon.
Avec le déclenchement d’une dynamique de débat national qui porte sur les préoccupations quotidiennes des citoyens
Avec l’éclairage des intellectuels, des universitaires et des experts engagés auprès de leur société sur la base des préoccupations et des souffrances vécues par cette même société.
Avec la force de conviction et d’engagement des citoyens et des militants, et avec le retour de la confiance en soi et entre soi, le lien social et le lien politique seront de nouveau tissés.

Pour une assemblée constituante.

C’est seulement au terme d’une remobilisation citoyenne et politique des algériens que nous pourrons aborder l’ensemble du processus électoral devant aboutir à une refondation institutionnelle, qui remette les droits des citoyens, leur sécurité et leur développement ainsi que ceux du pays au cœur d’une constitution digne de ce nom, par ce que enfin issue d’une assemblée constituante librement élue par des algériens libres.
Ceux qui participeront à l’élaboration de ce processus seront les premiers algériens véritablement libres, et ceux qui seront partis avant, ne se seront pas battus pour rien.

Hocine .AIT AHMED
Le mardi 22 mars 2011


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ALGERIE/FFS/synthèse du Meeting du FFS tenu à la salle « Atlas » à Alger le 04 Mars 2011

Posté par FFS le 9 mars 2011

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 synthèse du Meeting du FFS tenu à la salle « Atlas » à Alger le 04 Mars 2011

Meeting du FFS. Salle Atlas. Alger

Le 4 mars 2011

Première image – synthèse

Assistance nombreuse estimée à 4500 personnes.

• Animateurs du Meeting :

Invités Maghrébins :

Du Maroc,

-  M. Abdelhamid JMAHRI, membre du bureau politique de USFP, Union Socialiste des Forces Populaires.

-  M. Mustapha LABRAÏMI, chargé des relations extérieures du PPS, Parti du Progrès et du Socialisme.

De Tunisie,

-  M. Khallil EZZAOUIA, chargé des relations internationales du FDLT, Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés.

-  M. Ahmed BOUAAZI, membre du bureau exécutif du PDP, Parti Démocrate Progressiste.

Animateurs algériens :

-  Représentants des mouvements de contestation sociale des :

-  Familles des disparus, Fatma BOUCHAREF, vice présidente de SOS disparus et mère de disparu).

-  Etudiants universitaires, Karim YAMOUN et Karim MEZIANE.

-  Enseignant à l’université de Bejaia, M .BAHLOUL Djamel.

-  M. Siham HAMMACHE, défense des droits de l’enfant.

-  M. Mohammed Saïd YAHOU, défense des droits des retraités,

-  le président de la LADDH, ligue algérienne de la défense des droits de l’homme ; M. Mustapha BOUCHACHI.

-  le premier secrétaire national du FFS, M Karim TABBOU.

Message politique :
• Maghreb,
Appui et soutien aux forces de changement démocratique du Maghreb et élaboration d’une stratégie de coordination entre ces forces,

-  Pour un Maghreb des libertés.

-  Pour un Maghreb libéré (des régimes autoritaires et oppresseurs).

-  Pour un Maghreb libre, (composé de pays libres, qui décide en toute autonomie de décision).

• En Algérie,

Dans la société et avec la société,

-  le changement ne s’improvise pas, le changement se construit.

-  C’est une responsabilité individuelle et collective.

-  Priorité fondamentale : les algériens et les algériennes doivent s’impliquer.

-  une pratique citoyenne et militante effective pour rétablir le lien social, retisser le tissu social pour sortir de l’exclusion et de l’émeute.

-  La pratique citoyenne effective provoque les décantations nécessaires et rend possible les mobilisations véritables et la puissance dans l’action.

Message à l’adresse du pouvoir :

-  Vous parlez d’ouverture mais vous ne faites que fermer.

-  Vous ne voulez pas ouvrir.

-  N’ayez pas peur du changement.

-  Ne vous laissez pas guider par la peur du changement.

-  Prouvez votre volonté du changement, une volonté politique, par un signal politique fort.

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ALGERIE/FFS/Karim Tabbou : “Pour le FFS, la priorité est la reconstruction du lien entre les Algériens”

Posté par FFS le 9 mars 2011

Karim Tabbou : “Pour le FFS, la priorité est la reconstruction du lien entre les Algériens”

Allocution du 1er secrétaire lors du Meeting du FFS, tenu à la salle « Atlas » le 04 mars 2011.


Bonjour,

Hier, les peuples du Maghreb se sont libérés du joug colonial, chacun de nos pays a suivi sa propre voie pour accéder à l’indépendance.

Tout au long de leurs luttes la solidarité maghrébine n’a jamais était démentie.
Un demi- siècle plus tard les peuples maghrébins n’ont pas encore pu concrétiser toutes leurs aspirations de dignité, de liberté, de justice et de bien-être.

Aujourd’hui, c’est l’ensemble des pays de la rive sud de la méditerranée qui se mettent en mouvement pour changer leur présent et pour assurer leur avenir.
Aujourd’hui, ces peuples veulent changer leurs vies et leurs conditions de vie.
Les évènements qui se déroulent en Tunisie, en Libye, en Egypte, au Bahrein, au Yemen et ailleurs montrent que les peuples veulent et peuvent lutter et vaincre.

Il est difficile aujourd’hui de définir les contours et la portée de ces changements.
Est-ce que l’ordre mondial est en train de changer sous la pression des peuples ou bien ces peuples sont-ils inscrits dans une démarche programmée ?

Les choses bougent autour de nous, malgré les apparences, les choses bougent même chez nous. Si, en haut dans le pouvoir les choses paraissent encore figées, en bas, dans la société, les sentiments s’entremêlent.
Entre bonnes volontés et incertitudes.

On balance entre l’idée que nous allons bouger simplement parce que le monde bouge et l’impression que le changement ne nécessite pas forcément notre implication à tous : Chacune et chacun.

Il ya ceux qui croient qu’il suffit d’une chiquenaude pour faire tomber les murs de la citadelle. Et cueillir le pouvoir, ses milliards, ses milices, son armée et ses services de sécurité.
Ce qui serait bien commode pour certains qui n’ont jamais caché leur mépris de cette société. Et qui croient qu’il suffirait de changer les hommes pour changer de régime.
D’autres encore sont convaincus qu’à elles seules, les nouvelles technologies tracent la voie royale vers le changement.
Comme si les chaines satellitaires, Facebook et Tweeter pouvaient dispenser les algériens de réapprendre d’abord à se parler.

D’abord parler à son voisin, à son collègue avec ceux avec qui l’on partage un espace ou une activité.

Nous n’avons peut-être jamais au long de notre histoire connu une telle dislocation du lien de proximité. Du lien social en général.
Dans une telle situation, certains sont tentés de considérer que le seul lien social possible est celui qui se crée derrière un écran.
Cela peut se comprendre venant de ceux qui n’ont peut être pas envie de voir la société s’organiser.
Cela peut se comprendre de la part de ceux qui, irrévocablement, n’aiment voir cette société qu’à distance respectueuse.
Et de préférence sans organisations ni revendications qui lui soient propres.

Et puis il ya ceux qui pensent qu’il est impossible aux algériens, à moins d’un miracle, de se remettre des traumatismes et des épreuves et même des déceptions vécus sur des décennies.

Enfin, il ya ceux qui pensent que rien ne doit bouger, ni changer.

Pour nous, nous considérons comme prioritaire la reconstruction du lien entre les algériens.
Ce qui a été détruit pendant les deux dernières décennies en Algérie c’est le lien entre les algériens dans la vraie vie de tous les jours, et c’est celui-là qu’il faut impérativement reconstruire en priorité. Même les liens virtuels qui existent dans d’autres sociétés se tissent dans des sociétés elle mêmes vivantes, structurées et bien réelles où les gens vivent, se parlent et agissent ensemble.

Pourquoi sommes –nous là aujourd’hui ?
Pour toutes ces raisons, par ce que le monde bouge et qu’il serait dangereux pour nous, en tant qu’individus, en tant que société, en tant que peuple en tant que nation de rester étrangers ou impuissants face aux bouleversements en cours.
Le monde nouveau qui est en train de naitre peut se faire avec nous mais il peut aussi se faire sans nous et contre nous.
Nous devons peser de toutes nos forces, en tant que société, pour que le processus historique en cours soit une occasion pour le peuple algérien de renaitre à la liberté, à la démocratie et au progrès.
A la maison, dans les cafés, chez le coiffeur, les algériens sont branchés à longueur de journées et même de nuits sur les écrans des télévisions étrangères à observer le déroulement du changement dans le monde. C’est plus qu’un changement, c’est un processus de métamorphose.
Ce que nous voyons c’est d’un côté des sociétés qui se sont donné ou qui tentent de se donner les moyens de construire et de conduire le changement et de l’autre des pouvoirs qui s’effondrent sans laisser derrière eux ni Etat ni institutions capables de porter les transformations voulues par les peuples.
Plus grave encore, dans certains cas, ces régimes qui se suffisaient de maintenir l’ordre, quand ils s’effondrent ouvrent la voie au chaos et compromettent l’unité territoriale et nationale.

Chers amis
Il ne suffit pas de capter le changement, il faut le construire
A tout point de vue, nous vivons un moment historique et face à l’histoire la question de la responsabilité se pose à tous.
Bien entendu, la responsabilité du citoyen, de la société et des institutions ne sont pas du même ordre. Nul ne doit fuir ses responsabilités ni présumer de ses forces, ni même s’arroger le monopole de la représentation et des formes possibles d’actions, pour provoquer le changement.
Le point commun de toutes ces crises entre elles et avec la nôtre, c’est l’exclusion.
Exclusion politique, économique, sociale, culturelle etc.

Exclusion politique caractérisée par la fracture avec la société, la privatisation de l’Etat
Exclusion économique caractérisée par une corruption structurelle et une prédation sauvage.
Exclusion culturelle et sociale caractérisée par un climat de mise en conflits, y compris violents, des différentes composantes de la société quelles soient religieuses, sociales, culturelles, linguistiques, régionales.
Cette gestion par le conflit peut aller très loin : Un exemple :
L’ancien ministre de l’intérieur égyptien vient d’être mis en accusation dans l’attentat contre l’Eglise copte d’Alexandrie…
Toutes ces exclusions qui se conjuguent, s’additionnent ou se télescopent ont débouché sur une désagrégation totale ou partielle du tissu social.
Le vide politique ne sort pas du néant : Il est l’aboutissement logique de l’exclusion qu’on la légitime par une gestion populiste, autoritaire ou sécuritaire.

Comment construire le changement ?

D’abord sortir de l’exclusion et de l’émeute.

Pour que le pays sorte des impasses de l’exclusion avec son cortège de violence, d’incompétence, de prédation et de décomposition sociale et politique il faut :
La levée de tous les obstacles à la libre organisation et à la libre expression des algériens.
La levée du dispositif répressif des libertés publiques, politiques, associatives, syndicales non seulement au travers des dispositions légales et administratives mais aussi par un signal politique fort capable de restaurer la confiance perdue et sans lequel tout le reste ne serait que bavardage.

Depuis le temps que ce régime parle d’ouverture il n’a fait que fermer.

De fermeture en fermeture. D’abord les espaces. Ensuite les horizons. D’abord Pour les individus ensuite pour le pays tout entier. Ouvrez les oreilles : Le peuple n’écoute que celui qui l’écoute.

Notre message adressé aux décideurs : N’ayez pas peur du changement ! Cessez de vous laisser guider par la peur du changement.

Le changement est nécessaire et inéluctable. Tout ce qui s’élabore et croît sous l’empire de la peur s’effondre sous nos yeux. Dans l’histoire et dans le monde.

Le FFS ne demande rien pour lui.

A nos militants et à l’ensemble de nos concitoyens nous affirmons notre détermination à nourrir ce mouvement et à nous en nourrir.

L’insurrection que nous voulons c’est celle de l’intelligence, l’insurrection que nous voulons c’est celle des consciences, celles des volontés.

Le FFS sait que les forces du changement existent. Elles sont là où sont les algériens. C’est-à-dire partout. Elles ont besoin de liberté pour s’exprimer, se rencontrer et s’organiser.

C’est dans l’exercice citoyen effectif que s’opéreront les décantations.
C’est à cette condition que se construira l’armature éthique et politique sur laquelle reposera le changement.

Je vous remercie.

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ALGERIE/FRONT DES FORCES SOCIALISTES/MEETING DU 04 MARS 2011/COMMUNIQUE D’INFORMATION

Posté par FFS le 3 mars 2011

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FRONT DES FORCES SOCIALISTES

SECRETARIAT NATIONAL

COMMUNIQUE D’INFORMATION

Jeudi 3 mars 2011

Nous avons le plaisir d’informer nos concitoyens que des représentants de partis Maghrébins participeront à l’animation du meeting populaire du Front des Forces Socialistes qui se tient à la salle « Atlas » de Bab El Oued le vendredi 4 mars 2011 à 14H30.

La liste des représentants de ces partis est la suivante :

M. Hamid DJEMAHRI,

Membre du bureau politique

Union Socialiste des Forces Populaires (USFP)

M. Mustapha LABRAIMI

Chargé des relations extérieures

Parti du Progrès et du Socialisme (P.P.S)

M. GRINE Mhemed,

Membre du conseil de la présidence

Parti du Progrès et du Socialisme (P.P.S)

M. KHALLIL Ezzaoui

Chargé des relations internationales

Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL)

M. BOUAZZI Ahmed

Membre du bureau exécutif

Parti Démocrate Progressiste (P.D.P)

Le premier secrétaireKarim TABBOU

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ALGERIE/Appel d’Abdelhamid Mehri au Président Bouteflika: Pour un changement pacifique de régime

Posté par FFS le 22 février 2011

Au frère Abdelaziz Bouteflika Président de la République

Je m’adresse à vous par cette lettre dans un contexte particulièrement délicat et dangereux en étant conscient que seuls les liens de fraternité et les principes qui nous ont rassemblés durant la période de la lutte pour la liberté de notre pays et son indépendance me donnent cet honneur ; c’est aussi ma conviction que ces liens demeurent le dénominateur sur lequel peuvent se rencontrer les bonnes volontés au service de notre pays et du bonheur de notre peuple.

J’ai privilégié cette voie ouverte pour m’adresser à vous car vous occupez une position principale et prioritaire. Néanmoins, vous n’êtes par le seul concerné par le contenu de la lettre, ni la seule partie appelée à traiter des questions qu’elle soulève. J’ai tenu dans cette lettre à faire preuve de la franchise qui prévalait dans les délibérations des instances dirigeantes de la Révolution algérienne et qui était, même si elle dépassait parfois les limites du raisonnable, certainement préférable au silence complice ou à l’assentiment dénué de conviction.

Monsieur le président

Vous êtes aujourd’hui au sommet d’un régime politique dont la mise en place n’est pas de votre seule responsabilité. C’est un régime à l’édification duquel a participé quiconque a assumé une part de responsabilité publique depuis l’indépendance, que ce soit par son opinion, son travail ou son silence. Mais aujourd’hui, de part votre position, vous assumez, et avec vous tous ceux qui participent à la prise de décision, une grande responsabilité dans la prolongation de la vie de ce régime qui, depuis des années, est bien plus marqué par ses aspects négatifs que positifs. Il en devenu, en outre, inapte à résoudre les épineux problèmes de notre pays qui sont multiples et complexes, et encore moins à le préparer efficacement aux défis de l’avenir qui sont encore plus ardus et plus graves.

Le système de gouvernement installé à l’indépendance s’est fondé, à mon avis, sur une analyse erronée des exigences de la phase de la construction de l’Etat national. Certains dirigeants de la révolution avaient opté, dans le contexte de la crise que le pays a connue en 1962, pour une conception politique d’exclusion pour faire face à la phase de la construction plutôt qu’une stratégie de rassemblement énoncée par la déclaration du 1er novembre 1954. Pourtant cette stratégie avait prévalu, en dépit des divergences et des difficultés, dans la conduite des affaires de la révolution jusqu’à l’indépendance.

L’exclusion est devenue, à la suite de ce choix, le trait dominant de la gestion politique et de la manière de traiter les divergences d’opinion. Les cercles et groupes politiques qui étaient choisis au début du mois étaient susceptibles d’exclusion et de marginalisation à la fin du même mois. Ces pratiques, qui ont contaminé même certains partis d’opposition, ont eu pour effet de pousser des milliers de militants à renoncer à l’action politique, de réduire la base sociale du régime et de réduire le cercle de décision à son sommet.

Outre le fait qu’il est fondé sur l’exclusion, le régime a hérité de méthodes et de pratiques secrétées par les conditions difficiles de la lutte de la libération et les a adoptées dans la conduite des affaires publiques après l’indépendance.

Il s’est nourri également d’emprunts et d’adaptations qui n’ont pas été façonnées par le libre débat, ni affinées, durant leurs évolutions, par une évaluation objective qui a été le grand absent dans l’expérience du pouvoir en Algérie.

Plutôt qu’une évaluation critique objective du régime politique, on a préféré les campagnes de glorification et de dénonciation taillées sur mesure pour des personnes et par l’attribution de couleurs à des décennies, de sorte à masquer la nature du régime, ses pratiques et sa vraie couleur qui ne change pas malgré le changement d’hommes.

Les voix qui revendiquent le changement de ce régime et qui sont soucieuses qu’il advienne dans un climat de paix et de libre débat, sont nombreuses. Les signes qui alertent sur le caractère impératif d’un tel changement sont visibles depuis des années. Ils se sont encore accumulés ces derniers mois d’une manière telle qu’il est impossible de les ignorer ou de reporter la réponse.

Les évènements qui surviennent continuellement chez nous et qui adviennent autour de nous depuis des mois évoquent ceux que le pays a vécus en octobre 1988 et des faits graves qui en ont découlé, de crise et de drames dont le peuple continue encore à avaler certaines des plus amères potions.

Les choses sont aggravées chez nous par le fait que le discours officiel, à des niveaux responsables, fait une lecture erronée – sciemment ou non – des réalités. Il en minimise l’importance et en nie les grandes significations politiques au prétexte que les manifestants, chez nous, n’ont formulé aucune revendication politique. L‘aspect le plus incongru de cette lecture et de cette analyse est qu’ils renvoient à l’image d’un médecin qui attendrait de ses malades la prescription d’un remède !

Cette lecture erronée de la part de plusieurs parties – avec des intentions sournoises de la part de certaines autres parties – ont empêché, fort regrettablement, que les véritables enseignements soient tirés des évènements d’octobre 1988. Elles ont permis aux adversaires du changement, à cette époque, d’œuvrer méthodiquement au blocage des voies menant à la solution juste qui consiste à assurer le passage vers un système politique réellement démocratique. Cela a fait perdre au pays, à mon avis, une opportunité précieuse de renouveler et de consolider sa marche vers le progrès et le développement.

Cette interprétation erronée s’étend également aux évènements qui se déroulent dans des pays proches, comme la Tunisie et l’Egypte. Cette lecture insiste sur les différences afin de rejeter les enseignements qui en découlent. Pourtant, ce qui est commun entre l’Algérie et ces pays ne se limite pas à la vague tragique de recours aux suicides par le feu, il est encore plus profond et plus grave. Ce qui est commun est la nature même des régimes !

Les systèmes de pouvoir en Egypte, en Tunisie et en Algérie, se prévalent tous d’une façade démocratique clinquante et empêchent, en pratique et par de multiples moyens, de très larges catégories de citoyens de participer effectivement à la gestion des affaires du pays. Cette marginalisation et cette exclusion nourrissent en permanence les ressentiments et la colère. Elles alimentent la conviction que tout ce qui est lié au régime ou émane de lui leur est étranger ou hostile. Quand s’ajoute à ce terreau de la colère le poids des difficultés économiques, qu’elles soient durables ou conjoncturelles, les conditions de l’explosion sont réunies.

A ces facteurs communs s’ajoute le fait que la majorité des algériens considère que le régime politique chez nous n’est pas fidèle aux principes de la révolution algérienne et à ses orientations et ne répond pas à la soif d’intégrité, de liberté, de démocratie et de justice sociale pour laquelle le peuple algérien a sacrifié des centaines de milliers de ses enfants.

De ce qui précède, il apparait que la question centrale qui exige un effort national global et organisé est celle de la mise en place d’un régime réellement démocratique, capable de résoudre les problèmes du pays et de le préparer à relever les défis de l’avenir. Un régime démocratique qui libère les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation pour les faire entrer dans une citoyenneté responsable et active. Il en découle également que le changement ne viendra pas d’une décision du sommet isolée du mouvement de la société et de ses interactions. Il est, au contraire, nécessaire de faire murir le processus de changement et de le consolider par les initiatives multiplies provenant, en toute liberté, des différentes catégories de la société.

Le peuple algérien qui a pris en charge, de manière consciente et loyale, la révolution quand elle a été jetée dans ses bras, et en a assumé la responsabilité avec abnégation et patience, est apte, du fait de sa profonde expérience, à prendre en charge l’exigence du changement démocratique pacifique du régime et à l’accompagner vers les rivages de la stabilité et de la sécurité.

Ce changement souhaité nécessite, selon moi, de commencer simultanément par les actions suivantes :

Un – Accélérer la suppression et la levée des obstacles et des entraves qui inhibent la liberté d’expression ou la restreignent. Réunir les conditions nécessaires permettant aux organisations et aux initiatives sociales des jeunes de la nation, ses étudiants, ses cadres et ses élites des différents secteurs et disciplines, d’exercer leur droit naturel et constitutionnel à exprimer par tous les voies et moyens légaux, leurs critiques, leurs aspirations, leurs opinions et leurs propositions.

Deux – Appeler à la multiplication des initiatives populaires émanant de la société et soutenant la demande de changement pacifique autour des axes et des modalités suivants :

1– Des séminaires de dialogue rassemblant à différents niveaux et dans la diversité des courants intellectuels et politiques, des citoyens engagés qui rejettent la violence et l’exclusion politique et qui œuvrent à identifier les similarités et les préoccupations communes permettant la jonction des volontés et des efforts pour la réussite du changement pacifique souhaité.

2– Des groupes d’évaluation regroupant à des niveaux différents les représentants de divers courants intellectuels et politiques, des spécialistes intéressés par un secteur spécifique de l’activité nationale. Ils auront la charge de procéder à une évaluation objective de ce qui a été accompli depuis l’indépendance, d’en identifier les forces et les faiblesses et de tracer des perspectives pour son développement.

3– Des amicales de solidarité contre la corruption qui auront pour mission d’édifier un barrage contre la généralisation de la corruption en sensibilisant les larges catégories sociales susceptibles d’être les victimes des corrompus. Il s’agit de les amener à une position ferme contre la corruption en adoptant le slogan « nous ne payerons rien en dehors de ce que prévoit la loi ». Cette mobilisation sociale interviendra en appui à des mesures administratives et légales contre la corruption.

Les centaines d’initiatives qui peuvent éclore de cet appel et se multiplier, sans être dictées par le haut, seront comme des bougies qui éclairent la voie du véritable changement pacifique et traduisent les orientations du peuple et ses aspirations.

Trois– Etablir des ponts pour le dialogue et la concertation les plus larges avec les forces politiques pour préparer un Congrès national général qui aura pour mission :

1– D’établir l’évaluation critique et globale du système de gouvernance et de ses pratiques durant ses différentes étapes depuis l’indépendance et de déterminer les tâches, les moyens et les étapes pour jeter les bases d’un système démocratique et de l’Etat de droit.

2- Prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays, définitivement, de la spirale de violence qu’il connait depuis vingt ans. La crise, dont les effets continuent à marquer la scène politique, est la somme d’erreurs commises aussi bien par des mouvements islamiques que par les autorités de l’Etat dans leur traitement. Il est impossible de résoudre la crise en traitant la moitié de celle-ci et en occultant l’autre moitié.

3– Etablir une plateforme nationale sur les perspectives du développement national global et sur la préparation du pays à faire face aux évolutions imposées par les changements mondiaux.

4– Etablir une plateforme nationale sur les fondements de la politique étrangère nationale et ses lignes générales et en premier lieu identifier les mesures permettant la réalisation de l’union entre les pays du Maghreb.

Frère président

L’Algérie doit célébrer bientôt le cinquantième anniversaire de son indépendance. Le temps qui nous sépare de cette grandiose occasion est suffisant, selon moi, pour parvenir à un accord entre algériens pour le changement pacifique souhaité. Le meilleur des présents à faire à nos glorieux martyrs est que l’on célèbre l’anniversaire de l’indépendance avec un peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir.

Avec ma considération et mes salutations fraternelles

Abdelhamid Mehri

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