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FFS/ DECLARATION/ALGER LE 21/01/2011

Posté par FFS le 24 janvier 2011

DECLARATION

Le renversement des régimes autoritaires est à l’ordre du jour

Le sommet de Charm El Cheikh relève de l’exorcisme et de la thérapie de groupe. Une véritable « Rokia collective ». Les dirigeants arabes ont voulu exorciser la peur qui a saisi la majorité d’entre eux face à la montée des protestations populaires.

La déclaration finale adoptée lors de ce sommet a fait l’impasse sur la dimension politique et démocratique des revendications populaires.

Sans doute, le mécontentement populaire trouve sa source dans la situation sociale intenable pour des pans entiers des populations. Il est tout aussi évident que les réponses apportées ne répondent pas aux besoins de la situation.

Ces dirigeants refusent de voir que la question fondamentale dans ces pays est celle du pouvoir et de sa nature. Ils refusent d’avouer que la question principale est celle de la démocratie.

Aujourd’hui la feuille de route de ces peuples concerne le renversement des régimes autoritaires pour créer de nouvelles légalités, pour bâtir de nouveaux Etats et pour construire de nouvelles sociétés.

Mais ne perdons pas de vue que le défi politique dans ces pays concerne autant les régimes que les sociétés. La responsabilité est à la fois individuelle et collective. Nous devrons dépasser l’ère tribale et l’ère des archaïsmes rétrogrades et violents pour accéder à la modernité.

En Tunisie, la situation est délicate et caractérisée par l’instabilité du rapport de force global. Quoi que l’on dise ou que l’on souhaite, les jeux ne sont pas encore faits, et la lutte sera encore très dure et incertaine pour concrétiser les idéaux de la population, et réaliser de réelles avancées démocratiques.

En Algérie, la situation tient lieu « de la foire aux enchères et de marché de maquignons ». D’un coté, nombre d’acteurs politiques veulent à tout prix exploiter ce moment particulier qu’a constitué la conjonction des émeutes en Algérie avec le soulèvement populaire en Tunisie et les manifestations dans les autres pays pour des enjeux politiques internes.

Les enjeux qui les intéressent vraiment ne remettent pas en cause la nature et la pérennité du régime. Il s’agit de luttes pour la répartition de la rente et du positionnement à l’approche d’échéances électorales et successorales.

Ils savent très bien que dans l’état actuel du rapport de force interne, les actions menées n’ont aucune rentabilité immédiate et surtout, ne peuvent pas constituer des bases de départ pour la construction d’une alternative démocratique. Bien au contraire, il s’agit de luttes internes pour des alternances claniques.

Les forces du changement existent effectivement. Elles demandent encore à être identifiées à l’épreuve de leur autonomie vis-à-vis du pouvoir et à l’épreuve de la cohérence et de la constance de leur position politique dans la durée.

On ne peut pas, à la fois, participer à l’enterrement du processus démocratique, à l’extinction de la vie publique, à la sauvegarde et à la pérennité du régime et à justifier la sale guerre, pour que soudainement se prévaloir de l’opposition démocratique et du choix populaire.

On ne peut à la fois passer son temps à conférer avec le DRS et faire appel aux forces du changement. Les forces du changement sont dans la société. Elles sont loin des luttes et des mœurs dans le sérail. Elles sont étrangères à ce milieu.

Les forces du changement se sont les forces dont on ne parle jamais. Elles ne sont ni dans les journaux, ni à la Télévision ; elles ne sont ni dans les salons ni dans certains états majors politiques, économiques ou médiatiques. Elles sont dans le pays profond, pays réel.

Si vous n’allez pas vers ces forces, elles viendront vous balayer. L’exemple tunisien est à méditer.

Sous le regard de la communauté internationale, le pouvoir tombe dans une régression abyssale et affligeante. Après l’instrumentalisation de la langue et de la religion à des fins politiques, voici venue l’ère de l’utilisation de l’administration et des commis de l’Etat à des fins partisanes. Le communiqué de la wilaya d’Alger daté du 20 janvier rappelle l’époque soviétique et les pratiques staliniennes. Le ministre de l’intérieur peut être fier : Son wali va au charbon.

Le ministre de l’intérieur continue d’interdire les activités publiques. Il est vrai que ce pouvoir « légal » a été soutenu en son temps par ceux qui sont devenus aujourd’hui les victimes. Plus grave et plus dangereux, on cherche depuis un certain temps à contrer des manifestations en tentant de dresser une partie de la population contre une autre.

En tout état de cause, la communication du wali d’Alger qui aurait pu être une bonne chose dans l’absolu s’est transformée en désastre et peut s’assimiler à un appel à la violence. Il s’agit là d’un terrorisme d’Etat. La sagesse, la lucidité et la puissance véritables auraient dû dicter une autre conduite.

Le Front des Forces Socialistes, quant à lui, demeure cohérent avec ses choix politiques primordiaux : Le changement radical, pacifique et démocratique du régime politique en Algérie.

Le FFS revendique :

• La levée des mesures d’exception qui étouffent le peuple algérien depuis 18 ans, à savoir la levée de l’Etat d’urgence qui permet au régime d’imposer ses options politiques, économiques, sociales et culturelles et ne protège en rien la population

• Le rétablissement des libertés civiles

• L’ouverture du champ médiatique

• La garantie des droits d’association et de manifestation

Le Front des Forces Socialistes appelle au rassemblement des forces politiques autonomes qui militent pour la construction d’une alternative démocratique.

Vive le FFS

Vive l’Algérie

P/ Le Secrétariat national

Le Premier secrétaire

Karim TABBOU

 

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ALGERIE/ FRONT DES FORCES SOCIALISTES /DECLARATION/Aujourd’hui la Tunisie, demain le Maghreb.

Posté par FFS le 17 janvier 2011

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FRONT DES FORCES SOCIALISTE 

DECLARATION DU SECRETARIAT NATIONAL DU FFS

 La détermination, le rassemblement et le courage du peuple Tunisien ont eu raison de l’Etat policier.

La victoire du peuple Tunisien est la victoire de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice, de liberté et de démocratie dans le Maghreb.

Le FFS qui a manifesté dès les premières heures sa solidarité à la lutte du peuple Tunisien, est convaincu que les forces de changement trouveront les ressources nécessaires pour mener à terme le processus de démocratisation de la Tunisie.

Comme il est convaincu qu’elles sauront lever les obstacles qui ne manqueront pas de se dresser tout au long de la période de transition démocratique.

Il n’échappe à personne que dans nos pays, les forces du statu quo et de la restauration autoritaire, sont encore présentes et actives tant au niveau des Etats que dans les sociétés.

Il n’échappe à personne que dans nos pays des archaïsmes et des extrémismes violents peuvent eux aussi et à tout moment, compromettre l’avenir démocratique.

Oui, aujourd’hui les peuples du Maghreb éprouvent un désir fervent de changement pour accéder à la dignité, la liberté, à la démocratie et au bonheur.

En Algérie, ce désir s’est affirmé au lendemain de l’indépendance.

Oui aujourd’hui, les Algériennes et les Algériens savent qu’il est difficile de mener une lutte pacifique en face d’un régime violent. Ils montrent encore qu’ils sont déterminés à faire aboutir ce combat, à faire tomber ce régime et à consentir tous les sacrifices.

Les Algériennes et les Algériens espèrent que l’expérience Tunisienne sera méditée.

Ce qu’ils demandent aujourd’hui, c’est que cesse le soutien des certaines puissances au régime en place.

Comment accepteraient-ils les propos du Quai d’Orsay ? Aujourd’hui, la priorité pour la France est-elle, encore, de proposer une assistance technique à la gestion soft des manifestations et à la formation des forces de répression ?

Comment accepteraient-ils les propos tenus par l’Elysée ?

L’équation algérienne se limiterait-elle encore au couple binaire et simpliste Bouteflika ou les Talibans ?

Pourquoi en France et plus généralement en Europe, il est possible d’intégrer les forces politiques racistes, xénophobes, extrémistes voire fondamentalistes en système démocratique, et dans le même temps dénier aux peuples du Sud la capacité de gérer pacifiquement, politiquement et démocratiquement les forces radicales et extrémistes.

Encore une fois, oui au partenariat et non au protectorat destiné à reconsolider la Françafrique ; Il s’agit là d’une option conforme à la morale et conforme aux intérêts.

Dans tous les cas, le FFS ne peut que regretter l’attentisme`et les hésitations qui ont caractérisé la position officielle de la France durant les événements de Tunisie et son silence éloquent sur les événements en Algérie.

Le FFS ne peut que saluer la volonté affichée par le parti socialiste français de soutenir les forces démocratiques en Algérie et sa condamnation claire de l’usage de la force et de la répression face aux mécontentements populaires.

Encore une fois, nous saluons le peuple Tunisien pour sa constance et son courage.

Un petit pays peut-être, un grand peuple assurément !

Vive le FFS, Vive l’Algérie

Vive le Maghreb démocratique

Alger, le 14 janvier 2010

P/ Le Secrétariat national

Le Premier secrétaire

Karim TABBOU

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ALGERIE 2011/ FRONT DES FORCES SOCIALISTES

Posté par FFS le 11 janvier 2011

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بيـــــــــــــــــــــــان/لا تستطيع السلطة شراء صمت الشعب

Posté par FFS le 9 janvier 2011



 

 

الجزائر ،يوم السبت 8 جانفي 2011 

 

الأمانة الوطنية 

بيـــــــــــــــــــــــان 

 

لا تستطيع السلطة شراء صمت الشعب 

 

هزت موجة الاحتجاجات الوطن منذ عدة أيام. العديد من الولايات  كانت مسرحا لحركة من الثوران . 

تسارعت بعض الأوساط الإعلامية و السياسية لإيجاد إجماع خاطئ بإعطاء لموجة الاحتجاجات صبغة » احتجاجات الجوع » ، محاولين بذلك الوصول إلى تطويق الغليان الشعبي ،ذلك بسلبه من كل بعد سياسي. 

 

صحيح أن زيادة الأسعار في الآونة الأخيرة قد خلقت في نفوس الجزائريات و الجزائريين شعورا بالا أمن و الذعر الكبيرين. 

 

نعم، الجزائر بلد حزين و كئيب . 

لا، ليس الجوع الذي يدفع هؤلاء الشبان الصغار إلى الشارع. ليس الجوع  كذلك الذي يدفع الذين يفوقونهم عمرا  لفهمهم ، بل لمساندتهم. 

 

بل لأن شعور الظلم و اللامسواة و شعور الغضب هما جد متجذرين في يوميات المواطنات و المواطنين. إن غالبية الشعب الجزائري لا تثق في حكامها، إنها على قناعة بأنه لا مجال أمامها سوى استعمال العنف لإسماع صوتها. إن أماكن النقاشات الهيآوية قد أصبحت مجرد صناديق للتسجيل ، مؤسسة التلفزيون  هي ميدان خاص للسلطة  أما الجمعيات و المجتمع المدني غالبا ما يكونون مخنوقين أو مستعملين. 

 

في الجزائر العاصمة ، من المستحيل تنظيم تجمع ، تجمهر أو أي نشاط آخر سواء في القاعات أو في  أماكن أخرى. منذ أعوام، خارج إطار الاستعراضات الرسمية للسلطة أم أعيانها ، لا تُوجد أية تظاهرة سياسية ، جمعاوية أو نقابية قد سُمح بها من طرف السلطات.     

 

هذه الأغلبية من الشعب لا تثق أيضا في اللذين يتهربون و يتملصون من مسؤولياتهم في هذه الوضعية السائدة حاليا ، هم اللذين تقع على عاتقهم مسؤولية تواجد و بقاء هذا النظام. سواء كانوا في التحالف الرئاسي أو داخل  » المعارضة الرسمية » ، إنهم جميعهم مسؤولين أمام الشعب و أمام التاريخ. 

     

 

في الأمس، هم الذين أضفوا الشرعية على الانقلابات العسكرية، حالة الطوارئ و الحكم البوليسي،  أما اليوم، فهم يزعمون البكاء مع الشعب. في الحقيقة، هذه النخبة الراشية و المرتشية التي تعمل لصالح النظام ، تعمد على التضليل و تمنع و تُعرقل كل دينامكية مؤدية إلى التحرر  أو إلى التغيير. 

 

 

إن الوضع السائد حاليا في البلاد تُشير بوضوح، بأن الأزمة الجزائرية هي قبل كل شيء، أزمة سياسية. بعد عشرة سنوات و مرور عهدتين و صرف الملايير من الدولارات هباء، لدليل قاطع على استحالة تحقيق نمو و ازدهار دون الديمقراطية.هو دليل أيضا على أن الديمقراطية و رضا الشعب لا يُشترون و لا يُؤمر ون بهم. هذا دليل آخر بأن النظام عاجز على شراء سكون الشعب.      

 

إن الوضعية الحالية تُبين أيضا بأن البديل الديمقراطي ليس ميدانا للتلاعب. علينا أن نرى إلى أشقائنا في تونس و نُحييهم. 

الذي يجري حاليا في تونس هو ثمرة جهد و عمل النخب التي لم تبع روحها ، التي اختارت جهتها و التي عبأت و جندت نفسها في عمل دءوب و طويل من أجل إعادة تأطير  المجتمع. 

 

 

إننا لا و لن نُضلل إخواننا المواطنين ، لأن علينا القيام أيضا بهذا العمل.  انه المسلك الإجباري المؤدي إلى الحرية  و الكرامة في الوطن و المؤدي كذلك إلى بناء فضاء مغاربي ديمقراطي .    

 

إن جبهة القوى الاشتراكية من جهتها ، لا تنخرط في عملية التداول الزمري. 

  

إن جبهة القوى الاشتراكية على قناعة بوجود إمكانيات من أجل تحقيق بديل ديمقراطي،إنها تعمل جادة في سبيل ذلك.   

 

 

تٌعرب جبهة القوى الاشتراكية عن انشغالها إزاء استمرار الاضطرابات في البلاد. 

إن جبهة القوى الاشتراكية تُعبر عن تضامنها مع عائلات الضحايا الأولى جراء هذه الانتفاضة. 

 

إن جبهة القوى الاشتراكية ، أكثر من كل وقت مضى، تُقر مجددا بلزوم اتخاذ تدابير فتح المجال السياسي  بصفة استعجاليه:    

 

- رفع حالة الطوارئ 

- تحقيق الحريات المدنية 

- فتح الفضاء السياسي 

- ضمان حق الجمعيات و التظاهرات 

 

 

 

إن جبهة القوى الاشتراكية تُنادي جميع الجزائريات و الجزائريين إلى التمسك بالثقة بالنفس، الى التمسك بالأمل ، و الحراك  سلميا من أجل فرض تفتح سياسي حقيقي. 

 

إن جبهة القوى الاشتراكية تُنادي جميع الجزائريات و الجزائريين إلى التخلق بروح التضامن و الرزانة. 

 

عاشت الجزائر 

عاشت جبهة القوى الاشتراكية 

 

 

 

 

 

الأمين الوطني الأول 

كريم طابو 

 

 

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DECLARATION DU RASSEMBLEMNT ACTION JEUNESSE  » RAJ »

Posté par FFS le 9 janvier 2011

DECLARATION   

A force de mépriser le peuple, à force de fermetures des canaux d’expressions pacifiques, à force de politiques anti sociale, le gouvernement récolte la tempête populaire. Nul d’entres nous ne peux être surpris de cette vague de protestations ni malheureusement des méthodes utilisées. 

A force de vouloir serrer la ceinture de la population jusqu’à l’étouffement, à force d’interdire toutes actions et modes d’organisations pacifiques de la société, le pouvoir en place a pris le risque de mener le pays au chaos. 

Oui, nous avons constaté des violences dans ce mouvement naissant mené essentiellement par des jeunes. Oui, des saccages et autres pillages se sont produits dans différentes villes du pays. Non, nous ne pouvons consentir à ce genre de modes d’expressions, mais cela n’est que la conséquence logique de la fermeture des voix d’expressions et d’organisations pacifiques dans la société depuis tant d’années. L’état d’urgence en place depuis 1992, les interdictions de toutes manifestations dans la capitale depuis 2001, la répression qui s’abat sur tous mouvements citoyens et d’organisations politiques ou syndicales qui essayent depuis tant d’années d’exprimer pacifiquement et de manière organiser les doléances de la population, tout cela ne pouvait que mener à l’expression violente de ceux et celles qui veulent que stop le mépris et le déni de justice. 

L’augmentation des prix de certains produits de premières nécessités n’est que l’élément déclencheur de cette vague de protestation généraliser,  elle n’en est pas la seule cause, loin de là. Baisser les prix de ces produits ne changera pas grand-chose à la rage exprimée par la population d’en finir avec ce régime qui méprise son peuple et qui le saigne depuis tant d’années. 

Le RAJ condamne la violente répression avec laquelle le pouvoir répond aux manifestants. 

Le RAJ s’incline à la mémoire des personnes tuées ces dernières heures. 

Le RAJ, conscient de sa mission de rassembler la jeunesse Algérienne, de la sensibiliser et de l’organiser, continuera, plus que jamais son labeur malgré les restrictions que dressent le pouvoir en face de nous et de toutes les autres forces pacifiques et crédibles. 

Nous en appelons aux jeunes, dans les lycées et universités du pays à s’organiser, à trouver et à utiliser les moyens d’expressions pacifiques pour que les revendications de Dignités se fassent entendre. 

La rue Algérienne appartient au peuple Algérien. Il revient aux organisations politiques, syndicales et associatives, libres et réellement autonomes de toutes tutelles, qu’elles soient du pouvoir ou autres, à trouver rapidement les voix et moyens pour que cette révolte légitime puisse s’organiser et exprimer ses revendications politiques et sociales , entre autre dans la rue. 

Avec nos amis et voisins Tunisiens avec qui nous nous solidarisons pleinement, qui luttent courageusement pour leur Dignité et leur Liberté face à un pouvoir répressif que nous condamnons, nous devons mener et construire ensemble la seule alternative viable, celle de la voix Démocratique, seule voix de salut pour nos peuples qui aspirent légitiment à un avenir juste et stable. 

   Alger le 09/01/2011

 P/ RAJ
  Le Président
 A.Fersaoui

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DECLARATION DU FRONT DES FORCES SOCIALISTES /SITUATION POLITIQUE EN ALGERIE .

Posté par FFS le 9 janvier 2011

FFS: “Le pouvoir ne peut pas acheter le silence des Algériens “

Oui, l’Algérie est un pays malheureux ! 

Non, ce n’est pas la faim qui pousse ces très jeunes gens dans la rue. Ce n’est pas la faim non plus qui pousse beaucoup de gens moins jeunes à les comprendre, si ce n’est à les soutenir.

C’est que le sentiment d’injustice, c’est que le sentiment de révolte sont profondément enracinés dans le vécu quotidien. L’immense majorité de la population ne fait pas confiance à ses dirigeants; elle est convaincue qu’il n’y a pas d’autre moyen que la violence pour se faire entendre. Les lieux de débat institutionnels sont devenus de simples caisses d’enregistrement. La télévision est le domaine privé du pouvoir. Les associations et la société civile,  en général, sont étouffées ou instrumentalisées.    A Alger même, il est pratiquement impossible de tenir un sit-in, un meeting ou toute autre activité que ce soit dans des salles ou dans d’autres espaces. Depuis plusieurs années, en dehors des shows officiels du pouvoir ou de ses alliés, aucune activité politique, associative et syndicale n’est autorisée.   

Pas plus qu’elle n’accorde de crédit à tous ceux qui se lavent les mains de la situation actuelle, alors qu’ils portent une responsabilité écrasante dans l’avènement et la pérennité de ce régime. Qu’ils soient dans l’alliance présidentielle ou dans «l’opposition officielle», ils sont comptables devant le peuple et l’histoire. Hier ils légitimaient le coup d’Etat, l’Etat d’Urgence et l’Etat policier, aujourd’hui ils pleurent avec leur peuple «bien aimé». 

En fait ces élites du régime, corrompues et corruptrices, entretiennent la confusion et empêchent toute dynamique de libération et de changement. La situation actuelle montre bien que la crise algérienne est avant tout une crise politique. Depuis dix années et deux mandats, des milliards de dollars sont dépensés en pure perte, c’est la preuve qu’il ne peut y avoir de développement sans démocratie. C’est la preuve aussi que la démocratie et l’assentiment populaire ne se décrètent pas et ne s’achètent pas. C’est la preuve que le pouvoir ne peut pas acheter le silence de la population. 

La situation actuelle montre aussi que l’alternative démocratique ne s’improvise pas. Nous devons regarder vers nos voisins tunisiens et les saluer. Ce qui se passe en Tunisie est le fruit des efforts des vraies élites qui n’ont pas perdu leur âme, qui ont choisi leur camp, et sont engagées dans un long et patient travail de ré-encadrement de la société. 

Ne leurrons pas nos compatriotes, ce travail nous devons le mener aussi. C’est le passage obligé vers la liberté et la dignité dans notre pays et vers la construction du Maghreb démocratique. Pour sa part, le Front des Forces Socialistes ne s’inscrit pas dans une alternance clanique. Le FFS est convaincu que des possibilités existent pour une alternative démocratique; il y travaille.  

Le FFS exprime sa préoccupation devant la persistance des troubles dans le pays.

Le FFS exprime sa compassion aux parents des victimes de ce soulèvement.  Le FFS met en garde les autorités contre les risques de dérapages violents. 

Plus que jamais, le FFS réitère l’urgence de prise de mesures d’ouverture politique : -         Levée de l’Etat d’urgence 

-         Rétablissement des libertés civiles -         L’ouverture du champ médiatique 

-         Garantie des droits d’association et de manifestation Le FFS appelle l’ensemble des Algériennes et des Algériens à garder confiance, à garder l’espoir et se mettre en mouvement pacifiquement pour imposer une ouverture politique réelle.    

Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à faire preuve de solidarité et de lucidité. Vive l’Algérie. Vive le FFS. 

Alger, le 8 janvier 2011

 P/ Le Secrétariat national 

Le Premier secrétaire 

Karim TABBOU 

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BONNE ANNEE ET MEILLEURS VOEUX/LES ELUS FFS DE AIN EL HAMMAM

Posté par FFS le 1 janvier 2011

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LES ELUS FFS A L »A.P.C AIN EL HAMMAM

 SOUHAITENT

 UNE BONNE ANNEE 2011

ET  MEILEURS VOEUX

 DE BONHEUR,  JOIE, SANTE ET  PROSPERITE.

A LA POPULATION DE LA COMMUNE DE AIN EL HAMMAM

 

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