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Le Conseil National du Front des Forces Socialistes réuni en session ordinaire les 24 & 25 décembre 2010

Posté par FFS le 27 décembre 2010

Le Conseil national du FFS rappelle au chef de l’Etat et aux chefs militaires, que seule l’Armée de Libération Nationale a eu droit de cité dans les maquis de Kabylie.

Le Conseil National du Front des Forces Socialistes réuni en session ordinaire les 24 & 25 décembre 2010 a organisé ses travaux sur les thèmes suivants :
-  Analyse de la situation politique du pays
-  Renouvellement des commissions permanentes du Conseil National

Après débat sur la situation politique du pays :

Le Conseil National dénonce l’acharnement sécuritaire du pouvoir dans les wilayas du centre et particulièrement en Kabylie.

Les opérations militaires qui s’installent dans la durée, le maillage sécuritaire étouffant, l’interruption discrétionnaire des liaisons téléphoniques sous prétexte de la présence d’éléments d’EL QAIDA en Kabylie ont installé un climat de psychose, de peur et d’insécurité dans la région.

Le Conseil National rappelle que ce type d’opérations devient récurent depuis quelques années. En hiver, on supprime le téléphone, on encercle et on isole les populations, on coupe l’électricité ; en été, ce sont les feux de forêts et les incendies ; tous les jours c’est le chômage, la mal vie et les pénuries. Pour un sachet de lait ou pour une bouteille de gaz, il arrive que la fitna s’installe dans un village.

Mêmes procédés, mêmes prétextes pour la même finalité : terroriser et conditionner la population.

Le Conseil National ne peut que s’étonner du niveau de violence dans cette région, réputée pour être peu réceptive aux discours radicaux et extrémistes, où les conditions sociales et géographiques ne sont nullement favorables à l’implantation d’organisations telle qu’EL QAIDA. Dans cette région on ne peut pas faire un kilomètre sans être vu et repéré ! Dans cette région, on ne peut pas organiser de maquis sans le soutien de la population.

Le Conseil National du FFS rappelle au chef de l’Etat et aux chefs militaires, que seule l’ALN (Armée de Libération Nationale) a eu droit de cité dans les maquis de Kabylie.

Le Conseil National ne peut que regretter qu’une certaine presse ait présenté les bombardements des forêts en Kabylie comme un acte de bravoure.

El Mouselsel MIA, GIA, AIS, GSPC et enfin AQMI n’est que le reflet du pourrissement de la situation dans le pays. Y a t-il encore un journaliste algérien pour y croire de bonne foi ?

Il est à se demander ce que certains cercles décideurs cherchent à cacher par une gestion sécuritaire du pays. Quel est le but recherché par la stigmatisation et l’isolement de cette région qu’on veut à tout prix acculer à la radicalisation ? A qui profiterait cette radicalisation programmée y compris sur le plan politique avec l’appui de relais locaux ?

Le conseil national du FFS considère que le pouvoir s’est engagé dans une entreprise politico-sécuritaire vaine et non rentable pour lui. La mise à nu du régime est en route. L’opinion des chancelleries est faite et les révélations de Wikileaks concernant l’Algérie ne constituent que les prémices des déballages à venir.

Le Conseil National du FFS considère que les mots, les mensonges, la violence, la ruse et la corruption peuvent cimenter un régime, mais ne permettent pas de construire démocratiquement une nation. Cette construction ne peut se faire que dans et par le respect des pluralismes, des libertés et des droits.

A ce propos, le conseil national du FFS se félicite de l’entrée en vigueur de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006.

Gageons que l’Algérie qui a participé à l’élaboration de cette convention, procédera à sa ratification. Ou à contrario, certains cercles de décideurs revendiqueront-ils un statut particulier dans lequel la justice ne serait pas compatible avec la vérité comme ils estiment par ailleurs que l’autorité de l’Etat n’est pas compatible avec la sécurité et la liberté des citoyens dans notre pays.

Sur le plan économique et social, le conseil national du FFS rappelle :

Toute entreprise de moralisation publique est vouée à l’échec dés lors qu’elle est amputée de sa dimension politique. La liberté, la démocratie, les contre-pouvoirs émanant de la société et les organismes de contrôle indépendants sont les premiers antidotes, les conditions de base pour la lutte contre la corruption.

Nul n’ignore aujourd’hui le degré atteint par la corruption qui menace l’Etat. Nul n’ignore aujourd’hui que des lignes rouges sont fixées aux commissions, institutions et autres instances officielles chargées de lutter contre la corruption.

On juge et on condamne des lampistes mais, à partir d’un certain seuil, l’obstacle est politique. Aucun juge, aucun ministre, aucun wali aucun journaliste n’a osé à ce jour transgresser les barrières politiques pour faire éclater la vérité et rendre justice, il y va de sa carrière si ce n’est peut-être de sa vie.

Le Conseil national du FFS constate que dans l’état actuel des choses, le pourrissement continue et les choses ne peuvent que s’aggraver et risquent de compromettre durablement l’avenir des enfants de ce pays.

Le Conseil national du FFS appelle l’ensemble des Algériennes et Algériens à ne pas se résigner, et à s’organiser solidairement.

Trois objectifs réalisables sont aujourd’hui importants et constituent les chemins vers la dignité, la liberté, la sécurité et le bonheur :

-  Participer aux luttes citoyennes grandes ou petites. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves

-  Créer ou recréer des espaces publics pour faire émerger les vrais débats et les vrais problèmes

-  Participer aux luttes pour la construction d’un Etat de droit

Le FFS ne veut rien imposer, ne veut rien régenter mais propose et soutient.

Vive l’Algérie, Vive le FFS



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Déclaration des élus du FFS à la session de l’APW d’Alger.

Posté par FFS le 27 décembre 2010

 Déclaration des élus du FFS à la session de l’APW d’Alger

Il est connu et reconnu que l’élu local en Algérie est dépourvu de ses prérogatives et demeure sous la tutelle de , alors que le nouveau code communal le rendrait totalement dépendant de l’administration.

A cet effet, nous élus FFS, choisis par la population sur la base d’un programme politique, tenons à dénoncer la politique du fait accompli imposée par l’administration qui vise à réduire l’élu à un simple figurant.

Comme lors de chaque session de l’APW, nous réitérons à l’occasion de cette réunion notre demande aux membres de l’honorable assemblée et à son bureau, d’ouvrir la séance d’aujourd’hui par un débat général sur les dossiers concernant notre wilaya notamment le dossier du logement que l’exécutif se targue de régler.

Notre session est réservée exclusivement au budget, alors que les budgets se succèdent et se ressemblent depuis l’installation de cette instance, quand les préoccupations des citoyennes et des citoyens ne sont pas pris en charge.

Pire, nous constatons que 64 % du budget précédent n’est pas consommé pour des raisons que nous ignorons. Nos capacités de réalisation sont elles insuffisantes ?

Il y a trop de zone d’ombre et trop d’opacité dans la gestion des budgets que l’on nous présente. Notre assemblée ne doit pas se transformer en une chambre d’enregistrement de l’exécutif, elle doit au contraire rendre des comptes aux électeurs et électrices. Nous nous interrogeons sur la manière dont sont évalués EXACTEMENT les projets ? On nous donne des chiffres globaux, alors que nous voulons avoir des détails.

Comment expliquer que pour la réalisation d’une passerelle, on dégage une enveloppe faramineuse de 17 milliards de centimes ? Nous voulons savoir sur quelle base est évalué ce projet, loin des explications techniques.

Concernant l’école, un point inscrit à l’ordre du jour de notre session, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper, que malgré le travail fait par la commission éducation de l’APW, plusieurs écoles de la capitale sont toujours sinistrées. Le chauffage ne fonctionne pas ou n’existe pas, des cantines scolaires servent des repas froids, des travaux de réfection et de réaménagement sont effectués dans plusieurs écoles pendant que les élèves suivent leurs cours et tant d’autres problèmes encore.

Aujourd’hui, il y a urgence en la demeure, tant pour l’école que pour d’autres secteurs. Au lieu de nous présenter que des chiffres, soyons responsables et dignes de nos électeurs et électrices et débattons du fond des préoccupations des citoyens et citoyennes et non pas de la forme.

Nous sommes à l’aube du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, préparons à nos enfants toutes les conditions pour une vie meilleure dans leur pays.

Alger, le 8 Décembre 2010



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