• Accueil
  • > Archives pour novembre 2009

Procès de deux militants du FFS à Ghardaïa

Posté par FFS le 9 novembre 2009

article d’ EL WATAN du 08 novembre 2009

Procès de deux militants du FFS à Ghardaïa

Kamel Fekhar dénonce l’injustice

Deux militants et cadres de la fédération de Ghardaïa du Front des forces socialistes (FFS) comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal de Ghardaïa pour répondre de l’accusation « d’incendie d’un véhicule du Croissant-Rouge ».

Dans un appel lancé hier par Kamel Eddine Fekhar, président de ladite fédération et membre de la Ligue de défense des droits de l’homme, invite les forces vives de la société à dénoncer « une cabale judiciaire sans fondement contre des militants innocents ». Le même appel indique que ce procès s’inscrit en droite ligne dans la série « des procès préfabriqués à Ghardaïa contre tout militant politique, activiste des droits de l’homme ou syndicaliste et contre toute plume libre ». Revenant sur les détails de l’affaire incriminant Abderrahmane Fekhar et Bouhdiba Kacem, Kamel Eddine Fekhar indique qu’en date du 25 décembre 2004, un véhicule du Croissant-Rouge a été incendié et l’accusation n’est tombée qu’une année plus tard contre les prévenus « alors que ni le propriétaire du véhicule Bazine Brahim ni le responsable de wilaya du Croissant-Rouge n’ont porté plainte pour cet incendie, ni au moment du préjudice ni plus tard », précise encore le communiqué de Kamel Eddine Fekhar. Ce dernier indique en outre qu’aucune « expertise n’a été établie sur le véhicule incendié ni par les services de la Protection civile ni par les autres services de sécurité, le jour du préjudice. L’expertise a été faite deux ans après les faits ». Et d’ajouter que l’affaire a été « montée sur le témoignage du fils mineur de Bazine Brahim. Le même témoin de l’affaire de Mohamed Baba Nedjar, lui aussi militant du FFS condamné à perpétuité pour le meurtre du même Bazine Brahim ». Les deux militants inculpés, dont le procès s’ouvre aujourd’hui, risquent une peine de 20 ans de prison ferme. Kamel Fekhar qualifie ce procès « d’injuste et d’atteinte aux lois, aux valeurs et à la logique ».

Par N. B. 

Publié dans ACTUALITES F.F.S, LE PARTI FFS | Pas de Commentaire »

Il y a 14 ans, M’barek Mahiou était assassiné

Posté par FFS le 8 novembre 2009

Il y a 14 ans, M’barek Mahiou était assassiné

M’barek Mahiou le démocrate  

En pleine campagne électorale des présidentielles de 1995, le 4 novembre, M’barek Mahiou, 46 ans, secrétaire national du Front des Forces Socialistes, et son neveu Farid (26ans) étaient assassinés prés de leur domicile à Jolie-Vue (Kouba-Alger). Les «zones d’ombre» qui ont entouré cet assassinat politique n’ont jamais été levées. Son parti boycottait cette élection «jouée d’avance».

M. Mahiou qui avait été secrétaire général par intérim du parti était une de ses chevilles ouvrières. Partisan d’une solution politique à la crise nationale, il était fondamentalement opposé à l’option sécuritaire du pouvoir. «La sortie de l’impasse, nous la voyons à travers un compromis démocratique qui exige que les forces politiques tant dans l’opposition qu’au sein du pouvoir se rassemblent autour d’un Contrat national pour la démocratie », disait-il. Ce type de position suscitait alors les foudres du pouvoir et de leurs différents relais. «Ce n’est pas parce que quelqu’un a des idées fondées sur la religion qu’il est terroriste, et ce n’est pas parce qu’on prétend être moderniste ou démocrate qu’on n’est pas terroriste», disait M’barak Mahiou.  

Publié dans ACTUALITES DE AIN EL HAMMAM (EX MICHELET), ACTUALITES F.F.S, LE PARTI FFS | Pas de Commentaire »

Hocine Aït-Ahmed à Hamida Ben Sadia

Posté par FFS le 8 novembre 2009

Hocine Aït-Ahmed à Hamida Ben Sadia:”Dans notre Algérie de trahisons, ta loyauté s’est en effet toujours conjuguée avec «vérité»

hamida.jpgHamida, la très chère
Hamida, ma très chère

Quand je pense à toi Hamida, tout se bouscule: les discussions politiques, les souvenirs personnels, la chaleur de tant de soirées amicales…Mais dans cette profusion, une idée de toi s’impose: si il fallait incarner la difficulté d’être une femme, et une femme libre, dans nos sociétés, ce serait toi et nulle autre.
Nulle autre car, nous le savons, ta vie aurait pu être fracassée. Seuls t’ont sauvé ton tempérament indomptable et la passion des livres dans lesquels tu t’es réfugiée dès l’enfance.
Malgré tout ce que tu as subi, cette liberté, ta liberté, ne se sont jamais affirmées sur le mépris de valeurs et de traditions qui ont pourtant failli faire ton malheur. Tu es sortie de toutes ces épreuves sans haine, sans ressentiment.

Le miracle, ou plutôt ta force, c’est d’avoir su transformer le malheur en énergie positive, en moteur pour l’action, sur le plan personnel comme sur le plan politique. Ce malheur a fait de toi une femme à la fois fragile et déterminée à changer les choses et les ordres immuables. Une femme mue par une obsession permanente: ne jamais trahir les tiens. Et en cela déjà, tu restes unique.

Comment parler de toi, Hamida, sans t’enfermer dans l’une de tes vies ou dans l’un de tes combats, au sein de notre parti bien sûr, dans tant et tant d’associations, pour les libertés des femmes, pour que les enfants ne soient pas coupés de leur langue d’origine, pour les sans papiers, à la Ligue des Droits de l’Homme…

Ta richesse c’est d’avoir mené, en France comme en Algérie, tous les combats successivement et parfois de front, mais sans jamais les dissocier. Dans toutes ces luttes en effet, tu as toujours eu un seul fil conducteur, un seul dénominateur commun: «le droit, que le droit, rien que le droit», comme tu l’écris dans Itinéraire d’une femme française, le très beau livre que tu laisses comme viatique pour la vie à Kamel et Samy, tes deux fils tant aimés.
«Le droit, que le droit, rien que le droit», écho aussi à ta volonté initiale et radicale de refuser l’enfermement et de décider toi même de ta propre vie.

Comment rendre hommage à une comète ? Ce n’est pas une formule. Il y a trop d’affection et trop de respect entre nous pour que les formalismes de circonstance et bien de «chez nous» aient place entre toi et moi. Cela n’a d’ailleurs jamais été le cas. Dans notre Algérie de trahisons, ta loyauté s’est en effet toujours conjuguée avec «vérité». Tu as su me dire sans détour les choses qui fâchent avec la liberté de parole, la bienveillance …et la capacité de propositions concrètes qui te caractérisent. Ton fameux “volontarisme positif” Hamida.

Pourquoi occupes-tu une place toute particulière pour moi Hamida ?
Est-ce parce que j’ai vu en toi une insoumise viscérale mais responsable ? Est-ce à cause de ton exigence radicale, pacifique et décomplexée d’égalité, de justice et de liberté ? Est-ce à cause de ta détestation des faux semblants et de tous les dogmatismes ?

Je revois notre première rencontre. C’était à Alger en 1990 et tu «gérais» une assemblée générale de notre parti. Tu n’avais pas 30 ans et au milieu de cet aéropage à la composante bien masculine, ta maturité et ta lucidité politiques annonçaient la militante atypique que tu allais devenir.

Je te l’ai dit: si tu représentes comme personne cette génération de femmes issues de l’immigration, c’est aussi parce que tu as su prendre le meilleur des valeurs de notre société. C’est le formidable héritage que tu laisses à Kamel et Samy, tes enfants auxquels nous pensons tous très fort aujourd’hui.

Hamida, ma très chère, ta passion du dialogue et de la concertation, ta lucidité, ta révolte et ta tolérance, tes coups de gueule, ton humanité, ton rire, ta capacité à ne jamais baisser les bras, même devant la maladie qui nous prive de toi aujourd’hui…Je voulais juste te dire que tout de toi nous manque déjà atrocement.

Hocine

Publié dans LE PARTI FFS | Pas de Commentaire »

F.F.S/D E C L A RA T I O N DU CONSEIL FEDERAL DE TIZI OUZOU

Posté par FFS le 7 novembre 2009


       
     Front des Forces Socialistes 

     Fédération de Tizi-Ouzou 

D E C L A RA T I O N 

Le conseil fédéral de Tizi-Ouzou réuni ce jour 7 novembre 2009 dans sa première session après le congrès fédéral, a débattu de la situation politique, sociale et économique de la région et adopté la déclaration suivante : 

Depuis la ré intronisation de Bouteflika le pays vit une situation de blocage, d’impasse et d’immobilisme. Les promesses électorales de développement local et de prise en charge des problèmes des citoyens ont vite cédé la place à une réalité amère et insupportable. 

Mis à part les réseaux d’affairistes maffieux et clientélistes qui ont accepté les rapports d’allégeances avec le calife d’El Mouradia et qui bénéficient de la rente, la majorité des citoyens vivent dans la paupérisation, le chômage, l’insécurité et le désarroi. 

Sur le plan politique, la région subit de plein fouet les conséquences des mesures de l’état d’urgence, la fermeture du champ d’expression politique, associative, artistique, culturelle et syndicale. 

Notre wilaya vit une situation des plus paradoxale : d’un côté, il y a plus d’effectifs des corps de sécurité et de l’autre côté, il y a plus d’insécurité ! Les citoyens se demande sur la volonté réelle des autorités qui, au lieu d’écouter les cris de détresse des citoyens continuent de sous traiter les affaires de la région avec les réseaux de délateurs locaux et de milices en tout genre. 

Dans l’indifférence, voire dans la complicité totale des instance ayant la charge de protéger les biens et les personnes, des kidnappings, des actes de violence graves, des vols, des agressions contre les jeunes filles, les chantages contre les commerçants… sont commis à ciel ouvert.  Il s’agit là d’une stratégie étudiée de prise en étau de la population entre la répression et le chantage du chaos. La finalité de cette stratégie est d’éradiquer le politique, liquider une région dont les traditions démocratiques font légion pour laisser la place à la maffia locale et autres chargés de mission. 

Sur le plan de la gestion locale, l’administration censée être à l’écart des luttes politiques s’investit entièrement au profit des partis du pouvoir. Les zaouïas, les mosquées, les organisations de masses satellitaires du régime les associations… sont mises en action par l’administration pour déstabiliser les élus de l’opposition, discréditer le politique auprès de la population et substituer aux représentations politiques et sociales issues des choix de la population par des organisations affiliées aux chefs de daïra, au wali et autres commissaires. 

Sur le plan économique, la région est à la traîne. Aucun projet de développement et aucun programme d’investissement n’a été engagé. Les enveloppes allouées aux collectivités locales dans le cadre du P.C.D sont insuffisantes et n’arrivent même pas à régler les problèmes rudimentaires de la population. 

Après avoir liquidé les entreprises publiques et licencié des milliers de travailleurs, la région a été soumise à un chantage économique et social. Les sommes faramineuses dépensées dans cette région sont orientées vers le recrutement de clientèles et dans l’élargissement de la base du pouvoir. 

Un investissement dans l’allégeance et le mensonge. 

Le conseil fédéral du Front des Forces Socialistes dénonce et condamne les politiques de règlement de compte que mène le pouvoir contre le bastion de la démocratie. 

Que ce soit à Ghardaïa ou en Kabylie, au nord comme au sud, à l’est comme à l’ouest, le F.F.S continuera d’œuvrer aux côtés des algériennes et des algériens épris de valeurs de novembre pour l’avènement d’une république démocratique et sociale. 

Le conseil fédéral dénonce énergiquement la politique punitive de chantage sécuritaire pratiquée contre la population. Le F.F.S réaffirme sa détermination à poursuivre son combat pour la démocratie, la paix et la justice sociale, et  Exige la levée de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre de tous ses militants particulièrement ceux de GHARDAÏA et de leur libération inconditionnelle. 

Le conseil fédéral du F.F.S réuni en session ordinaire, appelle l’ensemble des citoyens à s’organiser et à s’impliquer dans les actions menées par nos élus et les sections de notre parti ainsi que celles menées par les acteurs sociaux et associatifs autonomes. 

Tizi-Ouzou, le 7 novembre 2009 

P / Le conseil fédéral 

Le 1er Secrétaire Fédéral 

Farid BOUAZIZ 

Publié dans actualite algerienne, ACTUALITES F.F.S | Pas de Commentaire »

ALGERIE / LE FRONT DES FORCES SOCIALISTES

Posté par FFS le 5 novembre 2009

ALGERIE / LE FRONT DES FORCES SOCIALISTES dans LE PARTI FFS jpg_Transparence_Bonne_Gouvernance_et_Responsabilite

Publié dans LE PARTI FFS, paroles de Monsieur HOCINE AIT AHMED | Pas de Commentaire »

F.F.S /UN PROJET,UNE ALTERNATIVE ET UN ESPOIR

Posté par FFS le 5 novembre 2009

F.F.S /UN PROJET,UNE ALTERNATIVE ET UN ESPOIR dans paroles de Monsieur HOCINE AIT AHMED jpg_AFFICHE_NATIONALE2

Publié dans paroles de Monsieur HOCINE AIT AHMED | Pas de Commentaire »

ALGERIE/ F.F.S

Posté par FFS le 5 novembre 2009

Notre jeunesse a besoin de vivre, de travailler de voyager et de s’épanouir. Notre jeunesse a le droit de rêver.

Aujourd’hui comme hier, les Algériennes et les algériens ne veulent pas, ne veulent plus que quiconque décide de leurs vies au dessus de leurs têtes.

Le premier secrétaire du F.F.S

 Karim TABBOU

Publié dans citation du jour | Pas de Commentaire »

Allocution du premier secrétaire au moment de l’inauguration de la stèle rendant hommage aux martyrs de l’Algérie lors de la cérémonie qui s’est tenue au siège national le 1er novembre 2009.

Posté par FFS le 5 novembre 2009

FRONT DES FORCES SOCIALISTES

Le dimanche, 1er novembre 2009

Merci d’être venus au siège national du Front des Forces Socialistes.

Chers invités, chers militants nous sommes réunis aujourd’hui sous le regard du peuple pour fêter ensemble le 1er novembre 54 et pour inaugurer la stèle à la mémoire des martyrs qui sont tombés pour la libération du pays et pour les martyrs après l’indépendance qui sont tombés pour la dignité et la démocratie dans ce pays. 

Pour nous, que ce soit les militants de novembre où les militants de 1963, le combat est le même. Leur engagement se situe dans le droit fil du combat millénaire des femmes et des hommes de ce pays pour leur liberté.

Nous avons voulu que le 1er novembre de cette année 2009 soit l’occasion de restituer son histoire au peuple. Nous voulons marquer que le 1er novembre est un repère historique important du peuple Algériens et que le FFS se revendique de novembre 1954 et se veut le continuateur de novembre 54. Pour nous le FFS, c’est la fidélité et loyauté envers les idéaux et les engagements primordiaux de novembre 1954.

Novembre 1954 appartient à tous les Algériens. Il n’appartient pas au pouvoir, il n’appartient à aucune caste, à aucune région à aucun clan ni à aucune faction. La révolution algérienne à dépassé toutes ses limites, elle a dépassé toutes nos frontières pour devenir l’un des moments les plus forts du mouvement de décolonisation et du combat pour la liberté, l’émancipation et pour le développement des peuples opprimés. 

Nous sommes libres de toute occupation étrangère, nous avons vaincu le colonialisme, mais le chemin reste encore long pour concrétiser les promesses de novembre. Nous ne sommes pas encore libérés de nos atavismes, nous ne sommes encore libérés de nos archaïsmes. Notre lutte pour l’autodétermination individuelle et collective n’a pas encore abouti. Le régime policier érigé après l’indépendance constitue l’obstacle principal pour une transition pacifique vers la construction d’un Etat démocratique et social.

Chers amis, 

Malheureusement la direction prise par le pays n’allait pas dans les sens des idéaux de novembre. C’est dans la poursuite et la fidélité à ce combat que le FFS est né comme moyen de lutte pacifique. Il s’agit notamment de retrouver le sillon de novembre.

La violence du régime qui a pris le pouvoir juste après l’indépendance a contraint le FFS à mener un combat pour la liberté et la démocratie

Le FFS n’a jamais voulu l’affrontement fratricide entre Algériens, il a été aculé à défendre la vie et la dignité de ses militants pour préserver le parti comme seule organisation capable de s’opposer au régime policier qui se mettait en place.

Aujourd’hui, 46 ans après sa fondation, le FFS se considère comme le continuateur de novembre 1954 ; aujourd’hui encore les promesses de novembre ne sont pas encore tenues.

Nous inaugurons une stèle à la mémoire de tous les martyrs, ceux de la guerre de libération et ceux du FFS en 1963. Ces martyrs sont morts pour tout le peuple Algérien, ils sont morts pour nous et pour que se réalise nos aspirations à la liberté, la dignité, la paix et la démocratie.

Nous voulons que le siège national, que la stèle devienne un lieu de mémoire pour le pays, un lieu de recueillement et un haut lieu du combat pacifique pour les droits de l’homme et la démocratie.

 Aujourd’hui encore, le pays ne connaît pas de vie publique. Aujourd’hui encore les militants des droits de l’homme, des militants associatifs, des journalistes, des syndicalistes, des militants politiques sont réprimés, emprisonnés pour leurs activités civiles et politiques. Des militants subissent des interdictions professionnelles. Aujourd’hui encore, on censure les livres.

Chers amis, je vous invite à partager nos espoirs et nos aspirations, à partager notre lutte contre toutes les violations des droits de l’homme, pour le prima du droit et pour le prima du politique.

Notre jeunesse a besoin de vivre, de travailler de voyager et de s’épanouir. Notre jeunesse a le droit de rêver.

Aujourd’hui comme hier, les Algériennes et les algériens ne veulent pas, ne veulent plus que quiconque décide de leurs vies au dessus de leurs têtes.

Urnevghi suq afi iquray negh senig iquray ennagh.

 Le premier secrétaire

 Karim TABBOU

Allocution du premier secrétaire au moment de l’inauguration de la stèle rendant hommage aux martyrs de l’Algérie lors de la cérémonie qui s’est tenue au siège national le 1er novembre 2009. dans actualite algerienne jpg_Allocution_1er_novembre_2009

Publié dans actualite algerienne, ACTUALITES F.F.S | Pas de Commentaire »

Hamida Bensadia nous quitte/repose en paix hamida bensadia

Posté par FFS le 3 novembre 2009

Hamida Bensadia nous quitte

Droits des femmes, militante du FFS et représentante de notre parti à l’Internationale socialiste des Femmes, vie associative, immigration, lutte contre le racisme, droits humains…Si Hamida Ben Sadia aura été présente sur ces différents fronts, et souvent sur tous à la fois, ses combats, en Algérie comme en France, n’ont jamais été cloisonnés. Ils ont au contraire tous un fil conducteur, un dénominateur commun : « le droit, que le droit, rien que le droit », comme elle l’écrit dans son livre Itinéraire d’une femme française, Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine, paru en 2008.

« La lutte continue dans chacun des actes de ma vie. Je ne suis pas infaillible et je ne crois pas à la chance. Je suis seulement lucide, je sais d’où je viens », écrit-encore cette représentante atypique et rare d’une génération de femmes issues de l’immigration.

Atypique car insoumise viscérale. Rare car elle a mené ses combats personnels, politiques ou associatifs avec intégrité, loyauté, volonté d’avancer et de transformer le malheur et le moteur pour l’action. Une action radicale et pacifique. « Je repense souvent aux années passées à Alger, aux humiliations quotidiennes que j’y ai vécu comme tant d’autres.J’aurais pu, par désespoir, rejoindre les rangs du FIS pour y dénoncer l’arbitraire et me venger ainsi des vexations. Je n’ai pas choisi la violence. J’ai préféré le dialogue, la paix, la concertation et le débat (…) Le savoir et la conscience m’ont aidée à transformer la violence en moi en action pacifique et résolue contre la dictature des militaires et des nantis », écrit-elle encore.

Ta lucidité, ta maturité, tes coups de gueule, ton radicalisme, ton humanité, ton rire et ton incroyable énergie nous manquent déjà atrocement Hamida. Cette énergie, cette capacité de révolte permanente et cette incapacité totale à haïr, cette détermination à ne jamais baisser les bras, personne ne les aura explicité aussi bien que toi. « Si mon obstination à vivre fait peur, c’est que résolument j’ai choisi d’être une combattante, pas une victime ». Hamida nous a quitté le 29 octobre 2009. Voici le texte de la contribution qu’elle à fait parvenir au dernier Congrès du parti.

Hamida Bensadia nous quitte/repose en paix hamida bensadia dans actualite algerienne 11248_1186610020467_1084775076_30557820_3409088_a

 

Contribution de Hamida Ben Sadia au IVe Congrès du FFS

Monsieur Le président du FFS, cher Da L’ho

Chers Camarades,

Je suis terriblement déçu et triste de ne pas être parmi vous aujourd’hui, pour ce 4 ème congrès de notre parti, le Front des Forces Socialistes, mais c’est ainsi, de nouvelles activités professionnelles, ma responsabilité dans l’organisation d’un grand festival en France m’en empêche.

Je tiens tout particulièrement à remercier les instances du parti qui m’ont désignée comme membre de droit du Congrès, c’est un grand honneur qui m’est fait et également le témoignage de mon appartenance à la grande famille des militants du FFS. Oui, je suis des vôtres.

Sachez que bien qu’à 2000 kilomètres de vous toutes et tous, je partage votre détermination et vos exigences, je porte au cœur de mes engagements la lutte pour la démocratie, l’égalité des droits, la justice et le progrès social en Algérie comme partout dans le monde.

Aujourd’hui, trop de désespoir, trop de souffrance écrase le peuple. Beaucoup de femmes, d’hommes et combien de jeunes sont désabusés et ne croient plus en la capacité des Hommes à changer les choses. C’est à cela que nous devons répondre car le renoncement, la fatalité ne fait pas parti du vocabulaire de notre parti.

Plus que jamais nous avons besoin de recréer les conditions de l’engagement pour permettre aux algériennes et aux algériens d’accéder à l’émancipation humaine.

Pour y parvenir, il nous faut tricoter de nouveaux liens sociaux, permettre à chacun de prendre sa place dans cette fabuleuse aventure humaine, faire renaître l’espoir, être à l’écoute de nos concitoyens et permette au plus grand nombre possible d’hommes et de femmes de prendre en main les discussions et les enjeux.

Il nous faut redonner tout son sens a l’action politique, mobiliser toutes les intelligences pour changer la donne politique, en ouvrant la voie à une République sociale, démocratique et participative, en cassant la logique de confiscation des pouvoirs, en inscrivant la question majeure de la place et de l’avenir de la jeunesse comme un fondement de la construction politique de notre projet de transformation sociale.

Un autre monde est possible, il est nécessaire, il est le seul réaliste.

Une société où le chômage est tenu pour inévitable, où les inégalités, la répression, l’injustice, le mépris sont le lot commun, où les individus sont les jouets de décisions qui leur échappent, ou la jeunesse est harcelée, brimée, réprimée lorsqu’elle résiste : une telle société n’a pas d’avenir possible, elle n’est pas réaliste.

La concentration des pouvoirs et de la richesse entre les mains de quelques uns, au détriment du bien-être et de la citoyenneté du plus grand nombre, au mépris de la condition humaine ne fournit pas des bases acceptables pour vivre ensemble.

Alors, ensemble nous devons nous donner les moyens de développer une dynamique populaire et citoyenne. Elle est le levier essentiel pour bousculer la donne, crédibiliser notre démarche et “donner envie ” aux citoyens de s’investir dans cette bataille.

Oui mes chers camarades, changer la politique, c’est prendre cette voie là, car sans une dynamique de reconstruction de pratiques démocratiques de la politique, nous ne pouvons pas gagner, sans convergence entre les secteurs en luttes, celles des mobilisations pour la paix et la démocratie, pour l’égalité des droits et le respect de l’environnement et la construction du projet politique, nous ne pouvons pas gagner.

Permettez-moi pour finir de vous dire cela : Nous avons la chance unique de lutter au coté d’un homme dont le courage et l’éthique nous guident, un homme qui n’a cessé tout au long de ces années de mettre son énergie, sa vie au service de la condition humaine, alors Monsieur Hocine Ait-Ahmed je voudrais ici vous rendre hommage et vous remercier d’avoir donné un sens à ma vie.

Chers camarades je vous souhaite un congrès fraternel pour relever ensemble le défi de la paix et de la transformation sociale en Algérie

Hamida Ben Sadia

Paris, le 1er septembre 2007

 

Publié dans actualite algerienne, ACTUALITES F.F.S | Pas de Commentaire »

Front des Forces Socialistes (FFS) : Une stèle à la mémoire des martyrs

Posté par FFS le 3 novembre 2009

Front des Forces Socialistes (FFS) : Une stèle à la mémoire des martyrs

Lorsque la mémoire est interpellée, le présent est mis au défi de répliquer. Le siège national du Front des forces socialistes était hier le théâtre d’une convocation de l’histoire de l’Algérie révolutionnaire et résistante.

En cette journée ensoleillée du 1er novembre, les combattants du soulèvement de 1954 et de la révolte de 1963 se sont regroupés pour commémorer un combat, des idéaux et surtout rendre hommage à tous leurs compagnons morts pour une Algérie libre, démocratique et juste. La cour du siège était investie par un nombre important de militants de la première heure du déclenchement de la guerre de Libération, qui a vu naître le FLN, et de l’insurrection de 1963 qui a vu naître le FFS.
Pour dire que les acteurs étaient les mêmes et les objectifs aussi. Les cheveux blanchis par le temps, les visages ridés par le poids des ans, mais la même fougue se lit sur leur bouille de résistants. Pénétrant l’agora avec une assurance et détermination arrachées par la force des bras et des convictions, les illustres invités de cette journée de remémoration, reviennent sur le terrain de la lutte pour dire leur attachement à des idéaux qui ont forgé leur jeunesse. Le FFS, et dans un acte de réappropriation d’une histoire confisquée et « officialisée », a érigé une stèle commémorative au siège du parti. « Nous avons voulu que ce 1er novembre soit l’occasion de restituer son histoire au peuple. Nous voulons marquer que le 1er Novembre est un repère historique important du peuple algérien et que le FFS se revendique de Novembre 1954 et se veut le continuateur de Novembre 1954 », souligne le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou. Est écrit sur la stèle à la gloire des martyrs, un message de Hocine Aït Ahmed où il dit : « Pour un observateur initié, pour vous, c’est un miracle si le FFS est encore là.

Ce miracle, vous l’avez construit petit à petit comme un nid, pierre par pierre comme un temple de la démocratie, mot par mot comme un lexique d’espérance, douleur après douleur comme un champ de résistance. » Après l’hymne national et une minute de silence observée à la mémoire des martyrs de la révolution et de la démocratie, le premier secrétaire du FFS affirme que « Novembre 1954 appartient à tous les Algériens. Il n’appartient pas au pouvoir, il n’appartient à aucune caste, à aucune région, à aucun clan ni à aucune faction ». Et d’ajouter : « Nous avons vaincu le colonialisme, mais le chemin reste encore long pour concrétiser les promesses de Novembre. Nous ne sommes pas encore libérés de nos atavismes, nous ne sommes pas encore libérés de nos archaïsmes. Notre lutte pour l’autodétermination individuelle et collective n’a pas encore abouti. » Karim Tabbou estime aussi que « le FFS n’a jamais voulu l’affrontement fratricide entre Algériens, il a été acculé à défendre la vie et la dignité de ses militants pour préserver le parti comme seule organisation capable de s’opposer au régime policier qui se mettait en place ». Et de conclure : « Aujourd’hui comme hier, les Algériennes et les Algériens ne veulent pas, ne veulent plus que quiconque décide de leur vie au-dessus de leur tête. »

Lakhdar Bouragaâ : « Aux jeunes de reprendre le flambeau »

L’un des fondateurs du FFS et militant de la guerre de Libération nationale, Lakhdar Bouragaâ, invité à inaugurer la nouvelle stèle, a tenu à lancer un appel aux jeunes pour reprendre la lutte « pour libérer cette fois l’esprit ». « Rien ne se cache maintenant, le peuple n’est pas dupe. Il faut constituer des associations pour dénoncer les crimes économiques qui saignent le pays. Les élus sont complices, alors faites-le vous-mêmes et constituez-vous partie civile pour poursuivre les criminels », dit-il. Tout en plaidant pour la création d’un mouvement pour dire : « Barakat ».

N.B

 Front des Forces Socialistes (FFS) : Une stèle à la mémoire des martyrs dans actualite algerienne 12535_1192553267174_1628674903_481292_7382939_n

Publié dans actualite algerienne, ACTUALITES F.F.S | Pas de Commentaire »

12
 

ahmed remaoun |
Le blog de Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy
| Social Democratic Union / U...