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Lettre de Hocine Aït Ahmed à Mostefa Bouchachi, Président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) à l’occasion de la rencontre nationale pour l’abolition de la peine de mort tenue à Alger, le 10 octobre 2009.

Posté par FFS le 19 octobre 2009

11/10/2009

Constitution de la Coalition algérienne pour l’abolition de la peine de mort

Lettre de Hocine Aït Ahmed à Mostefa Bouchachi, Président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) à l’occasion de la rencontre nationale pour l’abolition de la peine de mort tenue à Alger, le 10 octobre 2009.


Cher ami, 
Salams, salams !

Je rends hommage à la dignité de votre refus de passer outre l’interdiction par les dominateurs de la conférence sur l’abolition de la peine de mort… d’autant qu’elle coincide avec la célébration de la journée mondiale POUR l’interdiction de la peine de mort le 1O octobre. 

Il est vrai que l’escroquerie démocratique dont se targuent les dignitaires du négationisme « patriotard » trouvent normal que le peuple algérien, les Algériennes et les Algériens, qui, pendant la guerre de libération ont été les véritables artisans de la solidarité l’internationale et de l’indépendance… et qui furent la fierté et l’inspiration révolutionnaire aux peuples du Monde en Tiers, soient, depuis près d’un demi siècle, réduits au terrible ghetto d’un nouvel indigénat du deuxième collége. Depuis près d’un demi siècle, pas un souffle de dignité chez les dignitaires libérateurs-dominateurs.
Avec mes voeux de réussite et mes salutations militantes.

Hocine. 

 

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Interview KARIM TABBOU AU SOIR D’ALGÉRIE :

Posté par FFS le 19 octobre 2009

Karim TABBOU : « Les Algériens sont dans l’attente d’une alternative politique de changement »

 

« Aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire cette alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dès lors que des actes concrets sont accomplis dans cette direction. Les Algériens veulent et peuvent faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement. »

« L’appel à initiatives lancé par les trois personnalités a eu un écho positif, notamment au sein de l’opinion publique, de l’élite non compromise avec le pouvoir, du mouvement associatif et des militants qui militent pour le changement. A mon sens, cet appel à initiatives a été fait à un moment précis de la situation du pays, et à aucun moment le souci de soi ou les perspectives électoralistes n’ont guidé la décision de faire cet appel. Même si aucune action commune n’a été faite, une convergence objective peut être constatée à l’examen des activités et des prises de positions de ces trois personnalités. En tous cas, cet appel aura au moins contribué à maintenir l’espoir chez la population et conforté toutes celles et tous ceux qui refusent de capituler devant la farce et devant la force. »

 


KARIM TABBOU AU SOIR D’ALGÉRIE :
« La dépression politique et sociale s’accentue »

Premier secrétaire national du FFS depuis le quatrième congrès, M. Karim Tabbou évoque dans cet entretien les questions politiques et économiques du pays. Le pôle démocratique, l’initiative à trois, les sénatoriales, la LFC…, autant de sujets débattus.

Entretien réalisé par Abder Bettache


Le Soir d’Algérie : En tant que force d’opposition, vous tardez à faire votre entrée sur la scène politique. Peut-on en connaître les raisons ?

Karim Tabou : Depuis la réintronisation de Bouteflika, le pays vit une période de repli et de régression politiques. Les menaces et les atteintes envers le pluralisme et les libertés se précisent. La dépression politique et sociale de la population s’accentue, elle qui a vécu le dernier scrutin présidentiel comme un coup d’assommoir. La multiplication des cas de suicide, la montée en puissance de la violence dans les quartiers, sur les routes et dans les stades atteste de l’ambiance de colère et de violence qui règne. L’opposition est toujours dans son rôle, elle est en phase de réflexion et d’adaptation au contexte extrêmement difficile et contraignant qui lui est imposé après ce début du 3e mandat de Bouteflika.

Concrètement, quelle lecture fait le FFS de la situation politique du pays ?

Le pouvoir manque totalement de volonté, d’initiative et d’imagination pour répondre aux défis économiques et financiers et aux contestations sociales de plus en plus nombreuses qui secouent le pays. Il refuse de gérer pacifiquement les conflits. Il refuse toute médiation moderne. Il ne veut ni d’une société politique, ni d’une société civile. Pis encore, il n’hésite pas à réprimer la population avec une grande sauvagerie. Vous pouvez remarquer par vous-même dans les investigations que vous faites en tant que journaliste, qu’il y a beaucoup d’Algériennes et d’Algériens à avoir le sentiment qu’ils n’ont pas leur place et qu’ils n’ont plus d’avenir dans le pays. La harga n’est que la face émergée de l’iceberg de la colère, du désespoir, du ras-le-bol et de la contestation. La politique du pouvoir actuel est une politique de hasard, elle compromet l’avenir pays.

L’actualité nationale est également dominée par un débat contradictoire sur la chose économique à travers la loi de finances complémentaire. Votre commentaire ?

Quel débat ? Entre qui et qui ? Il y aurait certainement beaucoup de choses à dire sur la loi de finances complémentaire, tant au niveau des procédures institutionnelles suivies qu’au regard de la question de la cohérence de la politique économique, commerciale et financière du pouvoir. Il y a eu une focalisation sur la suppression du crédit à la consommation, alors que l’essentiel se trouve ailleurs. Vous rendez-vous compte que depuis des années, le pays fonctionne avec deux lois de finances : une loi de finances et une loi de finances complémentaire. Dans d’autres pays, il n’y a de loi de finances complémentaire que dans des contextes particuliers, d’urgence absolue ou de catastrophes naturelles. Des situations nécessitant la mobilisation de moyens complémentaires. Chez nous, non seulement elle est élaborée pour combler les bricolages du gouvernement, mais elle peut même amender la loi initiale, comme ce fut le cas avec la loi de finances pour 2009. Pour revenir votre question, la suppression du crédit à la consommation est sans doute regrettable et sera probablement mal vécue par les ménages qui pouvaient y avoir accès. Il aurait peut-être été intéressant de se pencher plus attentivement sur le train de vie de l’Etat, les dépenses somptueuses et les politiques de l’emploi. Si l’Etat est dans le besoin de faire des économies, qui doit les faire et où les faire ? Pourquoi ce sont toujours les mêmes, c’est-à-dire les plus faibles, qui doivent payer les conséquences des errements économiques et financiers de nos gouvernants ? Comment se fait-il que ce sont toujours les mêmes, c’est-à-dire les plus faibles qui, hier, subissaient les ponctions de salaires, les vignettes automobiles, les licenciements et les départs forcés, qui se voient aujourd’hui frappés par la régression de leurs droits économiques et sociaux, quand ils ne sont pas déjà chômeurs, sans domicile et sans revenus ? De l’avis même des experts, de tels revirements nuisent à l’économie, à la réputation du pays et à sa crédibilité auprès des partenaires. Force est de constater que l’incompétence le dispute à l’irresponsabilité.

La question de la construction du pôle démocratique a été fortement évoquée par le FFS. Depuis, rien de concret. L’idée est-elle tombée en désuétude ?

Les Algériens sont dans l’attente d’une alternative politique de changement. Aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire cette alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dès lors que des actes concrets sont accomplis dans cette direction. Les Algériens veulent et peuvent faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement.


Mais rien de concret n’a été réalisé…

La construction d’une alternative politique de changement doit se faire sur une éthique de débat et d’actes politiques. De notre point de vue, l’éthique politique doit être constante, s’inscrire dans la durée. Nous ne voulons pas d’une éthique provisoire qui varie au gré des intérêts personnels ou des tentations de pouvoir. Le devoir de pédagogie, de vérité, de lucidité et le devoir de rendre des comptes fondent cette éthique. Il ne s’agit pas d’additionner des sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition. Nous avons l’espoir, au FFS, de partager ce chemin avec les personnalités politiques dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffrent aucun doute. Notre position reste la même, OUI aux alliances avec les personnalités et les forces politiques autonomes, NON aux alliances avec les imposteurs, les galériens et les forçats du pouvoir. Nous espérons faire un chemin avec de vrais démocrates ; nous nous donnerons le temps qu’il faut et nous espérons tracer la route avec des militants conséquents et non courir derrière des fantômes ?

 

Vous ne craignez pas qu’un éventuel échec de cette démarche puisse être endossé au FFS ?

Le vrai échec serait que le FFS, demain, se reproche des combats qu’il n’aurait pas menés. Vous constaterez que nous résistons toujours et nous nous battons toujours. Le FFS ne pose pas de conditions préalables, il propose un contrat démocratique à ses partenaires. Le FFS essaye de clarifier les enjeux, il croit fermement qu’il est important pour notre pays comme pour notre parti d’adopter des stratégies nouvelles et novatrices pour faire barrage aux forces rétrogrades, révisionnistes et violentes.

Si le président Bouteflika venait à engager des consultations avec la classe politique, seriez –vous de la partie ?

Le FFS est un parti d’opposition qui milite pour le changement et la démocratie. Il reste ouvert à tout cadre de dialogue ou de concertation qui permette d’avancer réellement vers la démocratie, la paix et la construction d’un Etat de droit. De même, le FFS refuse les manœuvres, les simulacres et les arrangements de coulisses. Que ce soit avec Bouteflika ou avec d’autres acteurs politiques, la position du parti reste constante.

Des rumeurs insistantes font état d’un probable départ de Ouyahia et ses principaux ministres. Votre commentaire ?

Le pays est en panne de projet, l’Etat est absent et la population est livrée à elle-même. Voila le résultat le plus probant de 10 années de gestion de Bouteflika. A tout moment, Ouyahia peut faire les frais de cette situation. Les mœurs politiques du régime sont maintenant bien connues. Que reste-til au chef de l’Etat si ce n’est de multiplier les manœuvres tactiques et les valses de walis, de chefs de daïra, d’ambassadeurs… Que Ouyahia reste où parte, les jeux de pouvoir continuent de se dérouler dans l’opacité et la rumeur tient lieu de communication politique.


Beaucoup a été dit sur l’initiative à trois (Aït Ahmed – Mehri – Hamrouche). Mais à ce jour, rien de concret n’a été enregistré ? Peut-on savoir pourquoi ?

L’appel à initiatives lancé par les trois personnalités a eu un écho positif, notamment au sein de l’opinion publique, de l’élite non compromise avec le pouvoir, du mouvement associatif et des militants qui militent pour le changement. A mon sens, cet appel à initiatives a été fait à un moment précis de la situation du pays, et à aucun moment le souci de soi ou les perspectives électoralistes n’ont guidé la décision de faire cet appel. Même si aucune action commune n’a été faite, une convergence objective peut être constatée à l’examen des activités et des prises de positions de ces trois personnalités. En tous cas, cet appel aura au moins contribué à maintenir l’espoir chez la population et conforté toutes celles et tous ceux qui refusent de capituler devant la farce et devant la force.

Les sénatoriales se dérouleront dans trois mois. Seriez-vous de la partie ?

Les instances du parti en décideront le moment opportun. En tout cas, le jeu institutionnel actuel est inefficient et n’est d’aucun apport positif aux conditions de vie des citoyens. Ce qui intéresse le FFS aujourd’hui, c’est d’œuvrer à améliorer le cadre de vie des citoyens. C’est le souci constant de nos élus locaux dans les APC et les APW.


Justement, que pensez-vous de l’avant-projet de loi sur la commune ?

Dans le sillage de la loi de l’état d’urgence, l’avant-projet de loi relative à la commune tel que préparé par les services du ministère de l’Intérieur vise à rétrécir davantage le champ social et politique. C’est une loi qui vise à élargir le contrôle de la société au niveau local. Il est illusoire de penser qu’un pouvoir qui refuse l’autonomie et l’autodétermination individuelles puisse promouvoir l’autonomie collective.

Le cas échéant, quelles seraient vos propositions ?

Les municipalités sont les institutions les plus proches de la population. Elles sont quotidiennement confrontées aux problèmes concrets et quotidiens des citoyens mais ne disposent pas d’allocations budgétaires suffisantes et en temps opportun pour pouvoir apporter des solutions durables. Le gouvernement parle de décentralisation, mais dans la pratique, il transfère aux communes la responsabilité de satisfaire les besoins des populations sans accorder les moyens nécessaires pour exercer cette responsabilité. C’est dans ce cadre que le FFS revendique une décentralisation effective qui doit se traduire notamment par un nouveau code communal qui accorde une autonomie administrative réelle et effective à la municipalité, avec une description détaillée des actes de gestion qui n’ont pas à dépendre du bon vouloir d’un « préfetflic », par une réforme du système des impôts avec une fiscalité locale restituant à la municipalité une part plus élevée des impôts collectés, mettant en œuvre une péréquation plus équitable entre les communes riches et les communes pauvres et visant à réaliser une véritable autonomie financière des municipalités dans le pays, par un transfert des ressources et des compétences visant à optimiser les résultats grâce à une meilleure complémentarité entre les stratégies et les actions entreprises au niveau local, par une autonomie administrative et financière des municipalités permettant d’accélérer le processus de décision et la concrétisation rapide de ces objectifs, par une coopération municipale internationale.


Le 29 septembre prochain, le FFS commémorera le 46e anniversaire de sa création. Aït Ahmed sera-il présent en Algérie pour marquer l’événement ?

Comme de tradition, le FFS commémorera son 46e anniversaire dans la dignité et la fidélité à ses engagements primordiaux. Malheureusement, M. Aït Ahmed ne pourra être présent en Algérie pour cette commémoration.

A. B.

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Hocine AIT AHMED à la conférence de Association pour la défense du Droit International humanitaire

Posté par FFS le 19 octobre 2009

Hocine AIT AHMED à la conférence de Association pour la défense du Droit International humanitaire dans LE PARTI FFS doc 21/09/2009

Texte de l’intervention à la Conférence Internationale « Droit international : Etats puissants et mouvements de résistance » tenue à Paris à l’Assemblée nationale les 18 et 19 septembre 2009.


Si le droit du plus fort et, à fortiori sa raison, n’avaient pas été l’amère réalité de notre monde, en politique encore plus qu’ailleurs, nous n’aurions peut être pas été amenés à ajouter le terme « humanitaire » à celui de Droit.

Même imparfait, le Droit, semblait jusqu’au siècle passé constituer par lui-même et en lui-même une barrière contre la barbarie. Tous nos combats, qu’il s’agisse de la lutte pour l’Indépendance nationale ou des luttes pour la démocratie, nos combats ont eu pour moteur la revendication du Droit ; droit des peuples, droits de la personne humaine. 

Mais le mot en lui-même, qu’il recouvre une lutte nationale ou une lutte sectorielle, le mot Droit avait, probablement à tort, une dignité en soi qui rejaillissait sur ceux qui en réclamaient sinon le rétablissement du moins l’instauration.

Mon propos n’est pas de développer une réflexion sur le Droit mais ma modeste expérience de militant pour l’Indépendance nationale puis celle de militant pour la démocratie m’ont enseigné un certain nombre de choses que j’aimerais partager ici avec vous.

Face aux puissances coloniales et à leurs complicités, ni le droit international, ni le droit international humanitaire ne pouvaient être respectés et mis en œuvre.

En Algérie, c’est en 1956, en pleine guerre, qu’au Congrès de la Soummam les délégations militantes des différentes wilayas du pays ont pris conscience de l’impératif stratégique et urgent de renforcer à outrance les actions diplomatiques et de communication. Il s’agissait de mobiliser des actes de solidarité internationale avec l’Algérie combattante et de soutien des institutions onusiennes. Ces tâches s’imposaient face à des entreprises guerrières d’extermination et à des violations du droit international impunies.

Le peuple algérien, comme d’autres, n’avait pas oublié l’impact gigantesque exercé par la Conférence de Bandung sur l’accélération des phénomènes de décolonisation. Force est de constater que les résolutions adoptées par le congrès de la Soummam sur l’internationalisation du conflit algéro-français et sur le soutien solidaire des peuples du monde en tiers à la nation algérienne sont adoptées aux côtés de deux résolutions fondamentales : l’une qui consacre  » la primauté du politique sur le militaire « , l’autre qui impose  » le principe de la collégialité « , garant d’une cohérence démocratique et d’une cohésion politique. 
D’autant que la composition pluraliste de ce congrès historique avait jeté les bases d’un consensus national, avec pour évolutions positives, d’abord de prendre de vitesse et de faire échec aux tentatives de division et de récupération des élites attentistes par le nouveau Gouverneur Soustelle. 

Plus importante et décisive cette ébauche de consensus, allait mettre en branle une dynamique révolutionnaire au sens politique, démocratique, rationnel et réaliste. Pour ne pas dire pragmatique et non pas au sens de slogan populiste. Elle préparera la renaissance de la dawla – l’Etat – grâce à la légitimation populaire du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, le GPRA.

Du reste dans les mémoires remis notamment aux Nations Unies, nous avions mis en évidence le fait que les autorités algériennes battues par les expéditions coloniales n’avaient jamais concédé ni la souveraineté de l’Etat ni ses prérogatives, comme ce fut le cas au Maroc et en Tunisie qui avaient signé les traités du Protectorat. 

Quant à la souveraineté de l’Etat algérien, elle n’avait pas disparu, n’en déplaise au droit impérialiste imposé à l’humanité. Elle s’est réfugiée dans le peuple algérien ; et chaque fois qu’il pouvait aller aux urnes, depuis la fin de la première guerre mondiale, se prononçait clairement pour la liberté et l’indépendance de son pays, défiant, fraudes et répressions sauvages.

Le GPRA a symbolisé le respect des droits humains et du droit humanitaire en dépit de l’état de guerre. C’est le premier et dernier gouvernement algérien pluraliste et démocratique.

Il ne cessait de rappeler à l’ordre l’Etat Major des Frontières pour condamner les violations des droits humains et dénonçait avec fermeté les liquidations sans justice et les emprisonnements arbitraires parmi les compatriotes commis sur les sols marocain et tunisien. 

Par ailleurs, à propos du sort des prisonniers français, le GPRA s’est opposé à ce qu’ils soient abattus. C’était pour lui une décision humaniste mais surtout une manière de jouer le jeu de la légalité internationale et d’asseoir le prestige de la révolution en faisant respecter les normes de droit international humanitaire, alors que l’armée coloniale qui se targuait de comportements civilisés, continuait à défier la communauté internationale en poursuivant la stratégie des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité.

Une fois l’indépendance proclamée, toutes les stratégies qui avaient contribué à la victoire de la révolution algérienne contre le colonialisme français on été détournées de leur but initial qui était : la liberté pour la souveraineté du peuple, pour devenir les instruments d’un régime de domination impitoyable.

La solidarité internationale avec l’Algérie combattante est devenue complicité internationale avec le régime. Le soutien des institutions onusiennes est passé du peuple en lutte au régime en place.

De même les résolutions du Congrès de la Soummam ont été foulées au pied ;

- 

La primauté du politique sur le militaire

- Le principe de collégialité

- La cohérence démocratique

- La cohésion politique

- Le pluralisme effectif et le consensus national.

Tout ceci avec en prime pour le pouvoir Algérien d’avoir réussi là où Soustelle a échoué : La division et la récupération des élites.

Deux exemples tirés de l’actualité – à la fois française et algérienne : l’affaire Mécili devenue l’affaire Hasseni et l’affaire des moines de Tibehirine.

Ces deux affaires montrent clairement que pour l’assassinat d’un opposant politique comme pour le massacre des moines, la collusion des intérêts a prévalu sur le Droit. Si on leur ajoute les massacres à grande échelle des années 1997/1998 sur lesquels un odieux silence s’est abattu, on prend la mesure de la folie criminelle que déclenche l’abandon du Droit.

On ne peut que conclure d’une part, que le Droit humanitaire peut s’imposer y compris lors d’une guerre d’Indépendance particulièrement violente, quand les peuples et les militants politiques croient encore en la possibilité de la restauration du Droit. Conviction qui leur vient du contexte politique international et non de leur horrible vécu sous la domination.

Et d’autre part qu’un contexte politique international où la complicité entre régimes et entre Etat se fait sur le dos du Droit à coup de manœuvres criminelles, de dissimulation et de propagande ne peut que conduire au désespoir des peuples et des cadres politiques dont ils accouchent.

Comme c’est le cas dans la plupart des conflits actuels, en Palestine, en Irak, en Afghanistan ou en Somalie.

C’est la négation, sur la scène internationale, des principes démocratiques les plus élémentaires. C’est le non-respect du Droit international par les puissants dans leurs pratiques (publiques ou secrètes) et dans le soutien qu’ils apportent à des régimes qui eux-mêmes violent les droits de leurs propres peuples.

C’est dans cette triste réalité que le Droit Humanitaire est appelé à la rescousse !

Tellement nécessaire aux luttes du passé en attirant le regard et la solidarité en direction des peuples en lutte, n’est-il pas en train d’être dévoyé ?

Maintenant que des Etats en ont fait un élément de domination -parmi d’autres – dans leur stratégie de domination, le Droit humanitaire a t-il encore une chance de se faire entendre en dehors de ces stratégies de domination et d’agression ?

Je vous remercie.

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R.A.J « celebration de la date 05 octobre 1988″

Posté par FFS le 1 octobre 2009

Programme Préliminaire du séminaire du RAJ;

« L’Octobre des Libertés »

Lieu ; Maison des Syndicats , Cité El-Oued Numero 2 – La Glacière .

( A coté de l’usine de gateaux REGAL ) ; (Pour plus d’information , contactez le 0790623975).

Samedi 03 Octobre :

13h00 : accueil des participants et invités 14h00 : Intervention d’Ouverture. 14h30 : conférence débat « Algérie ; des disparitions forcés aux Harragas  » Animée par :

Mr Derguini Militant , enseignant , chercheur

Dimanche 04 Octobre :

 10h00 : Conférence débat « Le rôle de la culture dans l’éveil citoyen ». Animée par : · Mr Mustapha Benfodil ; Journaliste, Auteur . · Mme Habiba Djahnine; Réalisatrice , Ecrivaine. . Intervention d’un militant Marocain.

12h30 : Déjeuner.

14h30. conférence débat «Les mouvements sociaux au Maghreb ; état des lieux et perspectives ». Animée par : · Mme FATNA AFID syndicaliste représentante de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) Syndicat Marocain . ·

 Mme Maghraoui Amina ; présidente du comité femme du SNAPAP · Mr Chahid Khalid représentant de l’Action Jeunesse du Maroc . Association de jeunes au Maroc.

18h00, clôture du séminaire.

 Dimanche 05 Octobre à la place des Martyrs

–Sahat a Chouhada- à Alger 12h30 : Dans le cadre de la réapropriation de l’éspace public ;Rassemblement Pacifique du RAJ et ses Amis (es) . Interventions d’enRAJés (ées) , recueillement , dépot de gerbe de fleurs .  » Lectures sauvages » de Mr Benfodil et sa troupe .

Soyons nombreux (ses) , il y va de nos Libértés , de notre Devenir .

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